Genève: Vers une ouverture des boîtes de nuit jusqu'à 7h?
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GenèveVers une ouverture des boîtes de nuit jusqu'à 7h?

Le Gouvernement genevois aimerait autoriser les dancings et autres cabarets à ouvrir jusqu'à 7h en semaine et 8h le week-end afin de ménager les quartiers avoisinants.

Un nouvel horaire permettrait de lutter contre le bruit en limitant la tenue d'«afters» dans la rue alors que le voisinage dort encore.

Cette mesure est une des nouveautés qui figurent dans le projet de refonte de la loi sur la restauration, le débit de boissons, l'hébergement et le divertissement (LRDBH), qui a été présenté lundi à la presse par l'Exécutif cantonal et qui sera soumis au Grand Conseil. D'autres innovations figurent dans le projet de loi.

Le gouvernement entend notamment offrir la possibilité à des établissements avec restauration chaude d'ouvrir 24h/24 les jeudis, vendredis et samedis, à condition qu'ils se situent hors des quartiers d'habitation. Entre trois et cinq établissements du genre pourraient voir le jour, selon le conseiller d'Etat Pierre-François Unger.

L'idée qui sous-tend cette initiative est toujours la même. Il s'agit d'éloigner les noctambules des quartiers habités tout en leur permettant de se restaurer en fin de nuit dans des endroits où ils n'empêcheront personne de dormir. Le projet de loi ne retouche en revanche pas les horaires des établissements publics classiques.

Une loi complexe et dépassée

Le Gouvernement genevois a rappelé la nécessité d'opérer un grand toilettage de la LRDBH, qui ne répond plus à la vie nocturne d'aujourd'hui. Cette loi n'est plus améliorable et a déjà été modifiée une vingtaine de fois, a souligné M. Unger, responsable du Département des affaires régionales, de l'économie et de la santé.

Outre la lutte contre les nuisances sonores, le projet de loi innove également en matière de protection contre l'abus d'alcool. Il serait toujours interdit de vendre des boissons alcoolisées à l'emporter après 21h, mais les magasins qui proposent ces boissons devraient, dès 21h, les mettre sous clé et hors de la vue des clients.

Le Gouvernement souhaite aussi interdire aux établissements de pratiquer les «happy hours», ces moments de la journée où des réductions de prix sur les boissons alcoolisées sont proposées. Pour M. Unger, il s'agit d'une question de santé publique, les «happy hours» favorisant les «bitures express» chez les jeunes.

Pour mener à bien sa refonte de la LRDBH, le canton de Genève s'est inspiré de mesures prises par d'autres villes en Suisse ou à l'étranger. La Ville de Berne a récemment présenté son concept pour la vie nocturne. Parmi les mesures envisagées figurent notamment l'amélioration du réseau des transports publics nocturnes. (ats)

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