Proche-Orient: Vers une relance du processus de paix
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Proche-OrientVers une relance du processus de paix

En Europe pour trois jours, le secrétaire d'Etat américain John Kerry multiplie les entretiens sur l'initiative de pays européens visant à relancer à l'ONU le processus de paix israélo-palestinien.

John Kerry rencontrait dimanche à Rome son homologue russe Sergueï Lavrov, avec lequel il devait notamment aborder la situation au Proche-Orient, avant une entrevue lundi avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, et des entretiens avec des ministres européens des Affaires étrangères.

Les Palestiniens ont annoncé qu'ils soumettront mercredi au Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution réclamant la fin de l'occupation israélienne d'ici deux ans.

Mais Washington s'oppose à toute mesure unilatérale de la part des Palestiniens visant à obtenir des Nations Unies la reconnaissance d'un Etat, jugeant qu'il doit être l'aboutissement de négociations de paix.

«Notre objectif est d'écouter les différents acteurs, d'entendre leurs points de vue, et dans la mesure du possible, trouver un chemin commun», a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert de l'anonymat.

Frontières de 1967

«Nous voulons tous désamorcer les tensions et réduire le potentiel de violence, nous voulons tous garder en vie l'espoir d'une solution à deux Etats et nous voulons tous éviter (...) une escalade de la violence», a-t-il ajouté.

Reconnaissant que toute résolution sur un Etat palestinien serait une «étape significative», le responsable américain a insisté sur le fait qu'il était «prématuré» pour Washington d'arrêter sa position, dans la mesure où aucun texte n'existe officiellement.

Le mois dernier, la Jordanie, seul membre arabe du Conseil de sécurité, a fait circuler au nom des Palestiniens un projet de résolution qui réclame d'ici à novembre 2016 un retrait israélien de la totalité des territoires occupés depuis 1967.

Cependant, Benjamin Netanyahu a catégoriquement rejeté dimanche l'idée d'un retrait de Cisjordanie et de Jérusalem-est d'ici deux ans, jugeant que «cela amènerait les islamistes extrémistes dans les banlieues de Tel Aviv et au coeur de Jérusalem».

Coexistence pacifique

Face au très probable veto américain sur ce texte, la France a lancé des consultations avec Londres et Berlin, puis avec Washington et Amman, pour mettre au point un texte de consensus qui obtiendrait le soutien des 15 membres du Conseil de sécurité.

Ce texte appellerait à la reprise rapide des négociations israélo-palestiniennes, gelées depuis le printemps, sur la base de grands principes comme la coexistence pacifique d'Israël et d'un Etat palestinien.

Vendredi, le parlement portugais a voté une recommandation appelant le gouvernement à reconnaître l'Etat palestinien. Une démarche similaire à celles entreprises récemment en France, en Irlande, en Grande-Bretagne et en Espagne.

Selon l'Autorité palestinienne, 135 pays ont reconnu l'Etat de Palestine, le dernier en date étant la Suède. (ats)

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