Fribourg: Vers une révision totale de la loi scolaire
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FribourgVers une révision totale de la loi scolaire

Le canton de Fribourg s'apprête à refondre entièrement sa loi sur la scolarité obligatoire.

Le Grand Conseil a commencé mardi l'examen détaillé de cette révision. La première lecture des 109 articles devrait s'achever vendredi.

La nouvelle loi doit remplacer le texte actuel qui date de 1985. Fruit d'une décennie de travail, elle a nécessité 17 séances de commission en 2013, encore sous l'ère d'Isabelle Chassot avant son départ à l'Office fédéral de la culture.

Ce n'est pas un simple toilettage. Tout a été repensé en profondeur pour clarifier les missions de l'école et permettre à celle-ci d'évoluer. Le conseiller d'Etat Jean-Pierre Siggen, qui défend le projet comme nouveau chef de l'instruction publique, a décrit une loi cohérente dans laquelle tout se tient, une «horlogerie fine» que la moindre modification pourrait dérégler.

Parmi les nouveautés: un responsable à la tête de chaque établissement primaire. Doté des mêmes attributions que le directeur au cycle d'orientation, il devra veiller à la qualité de l'enseignement, dont il assumera la gestion administrative et pédagogique.

Parents impliqués

De plus, la loi conduit à une collaboration renforcée entre l'école et les parents, via la création d'un conseil des parents. Cet organe devrait être obligatoire dans chaque établissement, comme lieu d'échange où les parents seront désormais systématiquement consultés sur la vie et l'organisation de l'école.

Le nouveau texte ouvre aussi la voie à une redéfinition des cercles scolaires. Chacun devra comprendre au moins un établissement scolaire entier: celui-ci comportera au minimum 10 classes et formera une école primaire entière ou un cycle d'orientation entier - soit les 8 années du degré primaire ou les 3 années du cycle d'orientation.

Ces critères constitueront un défi de taille pour de nombreuses communes, qui devront revoir les limites de leur cercle scolaire en s'associant avec d'autres communes, concède le Conseil d'Etat. Et comme elles auront la responsabilité de l'organisation et du financement des transports scolaires, elles auront d'autant plus intérêt à regrouper le plus possible les infrastructures, selon lui.

De son côté, le canton hérite des coûts de pilotage et prend à sa charge la rémunération des responsables d'établissements et directeurs. Quant aux traitements et charges du personnel enseignant, ils seront répartis pour moitié entre l'Etat et les communes. (ats)

Interdire la burqa, mais pas le voile

Le Grand Conseil fribourgeois, qui révise entièrement sa loi scolaire, compte obliger les élèves du canton à fréquenter l'école à visage découvert, soit sans burqa ou niqab. Il renonce toutefois à les contraindre à se présenter aux cours la tête nue - soit, notamment, sans voile.

Ces questions ont surgi mercredi en première lecture d'une refonte de la loi sur la scolarité obligatoire. Au chapitre des droits et devoirs des élèves, le parlement a largement rejeté un amendement soutenu par l'UDC visant à obliger à suivre les cours «tête nue».

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