Vaud: Victime du «sadique de Romont» condamnée
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VaudVictime du «sadique de Romont» condamnée

L'une des victimes de l'un des plus grands prédateurs suisses est définitivement reconnue coupable de pédophilie.

Le Tribunal fédéral (TF) a confirmé la peine de trois ans et demi de prison infligée à un quadragénaire qui a abusé de trois enfants, entre 2004 et 2012. Le pédophile avait lui-même été victime du «sadique de Romont». Le père de famille est définitivement reconnu coupable d'actes d'ordre sexuel avec des enfants, de contrainte sexuelle et de pornographie.

En octobre 2014, il avait été condamné par le Tribunal correctionnel du Nord vaudois à quatre ans d'emprisonnement, avant que le Tribunal cantonal, en appel, ne réduise la peine à 42 mois de prison.

Le quadragénaire est le père d'un fils né en 2002 d'un premier mariage. Il a abusé de lui pendant plusieurs années, entre 2004 et 2012. Il l'avait menacé de le «punir comme jamais» s'il révélait les faits à des tiers.

Un «rôle destructeur»

Après avoir divorcé de sa première épouse, il avait rencontré une autre femme, mère de deux filles, nées en 2002 et 2003. Il avait abusé à plusieurs reprises de ces deux enfants en 2008, profitant de l'absence de leur mère.

Dans le verdict en appel, rendu le 23 juin 2015, le Tribunal cantonal vaudois avait relevé que cet homme a joué un «rôle destructeur» envers ses trois victimes, âgées de quatre à six ans lors des premiers abus.

Déclarations «crédibles»

Les juges cantonaux avaient considéré que les déclarations des enfants étaient «crédibles et conformes à la vérité». Persistant à les contester, le quadragénaire avait notamment critiqué les conclusions d'un expert. Il avait soutenu que les déclarations des deux filles de sa deuxième épouse ne sont que la reproduction des propos de leur mère.

Selon le recourant, le spécialiste en psychiatrie et psychothérapie d'enfants aurait dû rendre des conclusions distinctes sur la crédibilité des deux fillettes.

Écartant ce grief, le TF constate qu'il est déposé tardivement. Le prévenu aurait dû soulever cette objection au moment où le mandat avait été confié au spécialiste. Au demeurant, ajoute la Haute Cour, le double mandat est admissible.

Divergences concluantes

De plus, les conclusions de l'expert tiennent compte en particulier des descriptions concordantes des deux enfants, bien que leurs déclarations ne soient pas totalement identiques.

Or, si l'on suivait simplement l'opinion du recourant, selon lequel les expériences décrites par les enfants ne constitueraient que la reproduction des propos de leur mère, leurs déclarations auraient dû être identiques, souligne le TF.

Avant de rejeter le recours, les juges de Mon Repos appuient également la décision du Tribunal cantonal, qui avait écarté la demande du quadragénaire visant à ordonner un complément d'expertise psychiatrique sur sa personne. (arrêt 6B_922/2015 du 27 mai 2016) (nxp/ats)

(NewsXpress)

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