Actualisé 30.11.2015 à 15:45

Attentats à ParisVictimes décapitées au Bataclan? «On nous ment»

De rares témoignages relayés sur le web ont évoqué des têtes coupées lors de la prise d'otages dans la salle de concert. Deux semaines après les attentats, la toile s'enflamme et des internautes exigent une réponse du gouvernement.

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23.06 Selon Le Soir, Salah Abdeslam a été retenu pendant 30 minutes par des gendarmes français, le 14 novembre. Ils n'avaient pas reçu d'informations concernant sa radicalisation.

23.06 Selon Le Soir, Salah Abdeslam a été retenu pendant 30 minutes par des gendarmes français, le 14 novembre. Ils n'avaient pas reçu d'informations concernant sa radicalisation.

BFM TV
16.06 Un lycéen de 17 ans raconte à BFM TV sa rencontre avec Salah Abdeslam, avec qui il a passé une partie de la nuit qui a suivi les attentats du 13 novembre 2015.

16.06 Un lycéen de 17 ans raconte à BFM TV sa rencontre avec Salah Abdeslam, avec qui il a passé une partie de la nuit qui a suivi les attentats du 13 novembre 2015.

Capture d'écran BFM TV

Tout est parti d'un témoignage relayé par le journal «Le Progrès». Publié deux jours après les attentats, l'article était passé plus ou moins inaperçu. Mais, récemment repéré par des utilisateurs de Twitter, il a donné naissance à une rumeur qui vient ajouter de l'horreur à l'horreur. Dans les colonnes du quotidien régional, la mère d'un policier en poste à Paris raconte le calvaire qu'a vécu son fils le vendredi 13 novembre. «Ce qu'il a vu est horrible», confie cette femme, qui explique que son garçon était chargé de surveiller un bar tout près du Bataclan pendant la prise d'otages. Une fois rentré chez lui, le policier a pu rassurer sa mère par téléphone: «Il m'a raconté que ce n'était pas beau à voir (...) Il a vu des scènes de sang, des têtes coupées…»

C'est cette phrase précisément qui a mis la puce à l'oreille de certains twittos: des victimes du Bataclan ont-elles été décapitées ou égorgées par les terroristes? Une hypothèse renforcée par le témoignage laconique d'une rescapée qui, au détour d'une phrase balancée sur le web, a également évoqué des «têtes coupées».

La jeune femme, qui publiait sur Twitter sous le pseudo @mahahh, recherchait l'individu qui lui avait «tenu la main» pendant la prise d'otages au Bataclan. Une fois son ange gardien retrouvé, l'internaute avait tweeté la bonne nouvelle, ce qui lui avait valu une remarque grivoise de la part d'un twitto. Pour le remettre à sa place, la jeune femme avait alors rétorqué: «La prochaine fois que je marcherai sur des corps et verrai des têtes coupées, j'y penserai.» Il n'en fallait pas plus pour affoler un peu plus certains internautes. D'autant plus que le compte de @mahahh a été désactivé quelque temps après cette fameuse conversation.

Certains n'hésitent pas à crier à la censure et sont persuadés que le gouvernement français veut passer sous silence ces décapitations pour éviter de faire paniquer la population. D'autres ne sont pas loin d'y voir un complot et se demandent si les rescapés du Bataclan n'ont pas été «briefés» avant de témoigner dans la presse. Certains internautes tentent toutefois de calmer le jeu, arguant que ce sont les bombes des kamikazes ou les grenades lancées dans la fosse qui ont peut-être mutilé les corps de la sorte.

Malgré les appels des internautes qui lui demandent de communiquer au sujet de cette rumeur, le gouvernement ne s'est pas exprimé.

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