GP d’Autriche: Victoire de Bottas, Räikkönen perd une roue
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GP d’AutricheVictoire de Bottas, Räikkönen perd une roue

Le pilote finlandais (Mercedes) a devancé le Monégasque Charles Leclerc (Ferrari) et le Britannique Lando Norris (McLaren), dimanche à Spielberg.

Champagne pour Valtteri Bottas.

Champagne pour Valtteri Bottas.

DPPI via AFP

«Cela aurait été agréable de le partager avec des spectateurs»: Valtteri Bottas, vainqueur du premier Grand Prix de la saison de F1, dimanche en Autriche, a eu une pensée pour les grands absents d'un événement qui s'est fait attendre plus de trois mois.

J'ai pas mal dû économiser la voiture. A un moment, j'étais quand même un peu inquiet

Valtteri Bottas

En pole position pour la première course à huis clos de l'histoire de la F1, pour cause de coronavirus, le Finlandais de Mercedes a gardé la tête froide malgré des inquiétudes pour sa boîte de vitesses et pas moins de trois sorties de la voiture de sécurité. «Il y avait clairement un peu de pression pendant toute la course, a reconnu l'intéressé. J'ai pas mal dû économiser la voiture. A un moment, j'étais quand même un peu inquiet.»

Premier podium pour Norris

Le Monégasque Charles Leclerc (Ferrari), grâce à une course «parfaite» malgré une voiture peu performante, et le Britannique Lando Norris (McLaren), qui monte pour la première fois sur le podium à l'âge de 20 ans, complètent le tableau d'honneur de cette rentrée mouvementée.

Après s'être étouffé dans son masque gorgé du champagne qui a coulé à flots sur un podium par ailleurs inhabituel, sur la grille et sans dignitaires pour remettre les trophées, Norris aussi a regretté l'absence de public. «Etre ici maintenant et ne pas pouvoir en profiter avec les fans rend les choses à un peu plus difficiles à appréhender», a déploré le jeune homme, qui dispute sa deuxième saison en F1. Avant d'estimer, comme Bottas et Leclerc, qu'il valait mieux courir dans ces conditions que ne pas courir du tout, comme c'était le cas depuis seize semaines, depuis ce qui aurait dû être le GP inaugural en Australie mi-mars.

Hamilton dans l'erreur

Les mauvais points, au contraire, reviennent en grande partie à Lewis Hamilton, qui n'entame pas idéalement sa quête pour égaler le record de sept titres mondiaux de Michael Schumacher. Après une erreur en qualifications qui lui a coûté trois places sur la grille, le Britannique de Mercedes a écopé d'une pénalité de cinq secondes pour avoir accroché le Thaïlandais Alexander Albon (Red Bull), qui venait de le dépasser. Deuxième sur la ligne d'arrivée, il n'est que quatrième au classement final.

Neuf abandons

Avec pas moins de neuf abandons sur vingt monoplaces au départ, la reprise a été rude aussi pour Max Verstappen, Daniel Ricciardo, Lance Stroll, Kevin Magnussen, Romain Grosjean, George Russell, Kimi Räikkönen et Daniil Kvyat.

Les Mercedes, elles, ont craint pour leurs boîtes de vitesses pendant une grande partie de la course, ce qui n'est pas de bon augure avant la revanche la semaine prochaine sur le même tracé. A l'occasion du Grand Prix de la région de Styrie, le Red Bull Ring de Spielberg sera alors le théâtre d'une nouvelle première: jamais deux courses ne se sont tenues sur le même circuit lors de la même saison.

Avant le départ, quatorze des vingt pilotes ont posé un genou à terre sur la grille en signe de soutien à la lutte contre le racisme. Dix-neuf étaient vêtus de T-shirts frappés des mots «End Racism» (en finir avec le racisme), quand Hamilton arborait le slogan «Black Lives Matter».

AFP

Incités par le Britannique, premier pilote noir de la catégorie, plusieurs pilotes et écuries, ainsi que la F1 et la Fédération internationale de l'automobile (FIA), se sont positionnés récemment contre le racisme suite à la mort de George Floyd aux mains de policiers aux Etats-Unis fin mai.

(AFP)

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