Genève: Victoire en justice pour les directeurs du primaire
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GenèveVictoire en justice pour les directeurs du primaire

Depuis peu, la loi obligeait les responsables d'établissements primaires à enseigner quelques heures par semaine. Ils ont obtenu la suspension de cette mesure.

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Keystone/Salvatore di Nolfi

De nouvelles tâches attendaient les directeurs d'établissements primaires depuis le 1er janvier 2016. Une modification de la loi sur l'enseignement les obligeaient en effet à donner quelques heures de cours chaque semaine, en plus de leurs missions initiales. L'association genevoise des directeurs s'était opposée à cette mesure. Le 15 janvier devant la Chambre constitutionnelle, elle a obtenu l'effet suspensif, selon la «Tribune de Genève». Le pouvoir judiciaire confirme l'information. Les recourants attendent aussi une décision sur le fond, qui pourrait tomber avant la fin du printemps: à savoir l'annulation de l'article incriminé (art. 59 de la loi sur l'enseignement), voté par le Grand Conseil le 17 septembre dernier.

Selon eux, le texte adopté il y a quatre mois était un «coup de force politique» de la droite élargie qui modifiait de manière significative le cahier des charges des directeurs d'établissements primaires. Certains d'entre eux ne disposeraient pas des qualifications requises pour enseigner. Du coup, ils pourraient être licenciés car inaptes à remplir les exigences de leur poste.

Le Département de l'instruction publique prend acte de la décision de la justice genevoise. Il attend désormais qu'elle se prononce sur le fond. Il indique par ailleurs qu'il lui reste une marge de quelques semaines pour établir les horaires de la rentrée 2016.

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