Clearstream: Villepin nie toute machination contre Sarkozy
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ClearstreamVillepin nie toute machination contre Sarkozy

L'ancien Premier ministre français a nié mercredi avoir participé à une machination contre Nicolas Sarkozy, lors de sa première audition au procès Clearstream. Dominique de Villepin écarte par ailleurs toute intervention de Jacques Chirac.

«Il n'y a jamais eu d'instruction présidentielle dans le dossier Clearstream et je n'ai jamais transmis d'instruction de Jacques Chirac», a déclaré M. de Villepin, au cours de sa première audition devant le tribunal chargé de juger le procès Clearstream, dont il est l'inculpé vedette.

Il a assuré ne pas «chercher à couvrir» l'ancien chef de l'Etat français, dont il était un fidèle. M. de Villepin a été ministre des Affaires étrangères, de l'Intérieur, et Premier ministre sous la présidence de Jacques Chirac.

Il est l'une des cinq personnes mises en cause dans le procès Clearstream. Il est accusé d'avoir participé à une manipulation dans laquelle des listings bancaires ont été falsifiés et transmis à la justice afin de faire croire que certaines personnalités, dont Nicolas Sarkozy, détenaient des comptes occultes et avaient reçu des pots-de-vins pour une vente d'armes.

Le nom Sarkozy jamais évoqué

L'ancien vice-président du groupe aéronautique EADS, Jean-Louis Gergorin, autre prévenu, affirme lui que M. de Villepin s'était recommandé d'instructions de Jacques Chirac. Il dit également que c'est Dominique de Villepin qui lui a demandé de transmettre à la justice les faux listings Clearstream.

M. de Villepin, qui ne cesse de clamer son innocence dans l'affaire, affirme n'avoir jamais «eu entre les mains» ces listings falsifiés.

Alors qu'il est ministre des Affaires étrangères, il rencontre le 9 janvier 2004 Jean-Louis Gergorin et le général Philippe Rondot, ancien conseiller du ministre de la Défense pour le renseignement, chargé d'une mission sur ces listings Clearstream. «J'ai encouragé le général Rondot à poursuivre, je n'ai pas ajouté d'exigence», a expliqué M. de Villepin devant le tribunal.

«A aucun moment le nom de Nicolas Sarkozy ou de ses patronymes n'a été évoqué au cours de cette réunion en liaison avec cette affaire de réseaux occultes», a-t-il encore affirmé. (ats)

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