UBS: Villiger défend le salaire de son successeur
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UBSVilliger défend le salaire de son successeur

En accordant une rémunération de 2 millions de francs par an à son futur président du conseil d'administration, UBS ne fait que s'adapter au marché, selon Kaspar Villiger.

Kaspar Villiger, président du conseil d'administration d'UBS, défend les rétributions en millions de francs prévues pour Axel Weber, son successeur désigné. «Il y a un marché, auquel nous devons nous adapter», déclare-t-il dans la «SonntagsZeitung».

Axel Weber, s'il est élu par l'assemblée générale des actionnaires en mai 2012, recevra une prime à l'engagement de 2 millions de francs et 200'000 actions bloquées pendant un an, d'une valeur actuelle de 3,14 millions de francs. En tant que président, il recevra 2 millions de francs par an et 200'000 actions bloquées durant 4 ans.

UBS a dû se donner toutes les chances pour attirer M. Weber, qui a quitté la banque centrale allemande en avril dernier, explique M. Villiger. Si la décision n'avait pas été prise rapidement, il serait déjà loin.

Candidat unique

M. Weber est le seul candidat à la présidence d'UBS. Il deviendra d'abord vice-président non indépendant avant de devenir le président de l'organe de surveillance de la grande banque dans deux ans, lorsque M. Villiger s'en ira.

L'actuel chef de la Deutsche Bank, le Suisse Josef Ackermann, aurait aussi été un bon candidat à ce poste. Mais il dirige l'un des concurrents les plus importants d'UBS et il aurait pu y avoir des conflits d'intérêt, relève l'ex-conseiller fédéral.

Moins critique envers les régulations

Les objectifs de la banque à moyen terme ne seront quant à eux pas réalisables, reconnaît-il. Oswald Grübel avait mentionné à fin 2009 la volonté d'atteindre un bénéfice avant impôt de 15 milliards de francs d'ici 2014. Depuis ces indications, les marchés se sont détériorés et les exigences régulatoires ont changé, explique M. Villiger.

De son côté, Alex Weber entend bien suivre les directives régulatoires renforcées imposées aux grandes banques suisses. Au niveau des régulations, on peut trouver en Suisse des compromis raisonnables et supportables, dit-il dans la «NZZ» de samedi. Jusqu'ici, M. Grübel et M. Villiger ont toujours critiqué ces mesures. (ats)

UBS ne spécule pas contre le franc, selon son président

Le président du conseil d'administration d'UBS Kaspar Villiger rejette les reproches sur des spéculations de sa banque contre le franc. Cette thèse, émise par le président du PS Christian Levrat, est dépourvue de fondements, dit-il dans une interview.

«Nous n'effectuons que des affaires dans l'intérêt de nos clients», déclare M. Villiger dans la «SonntagsZeitung». Du reste, UBS ne peut pas vraiment influencer les cours monétaires avec ses volumes. Même la Banque nationale suisse n'y arrive pas alors qu'elle intervient sur des montants en milliards. Quant au fait de lier les cours du franc à celui de l'euro, il n'amènerait que des désavantages, selon lui.

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