Vincent Dedienne a toujours su qu'il serait comique
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SpectacleVincent Dedienne: «Si je n’avais pas été humoriste, je serais mort»

Le comique français, qui présentera son nouveau spectacle à Morges, a toujours su qu’il ferait carrière en faisant rire les gens.

par
Ludovic Jaccard
Vincent Dedienne incarne plusieurs personnages désopilants dans son spectacle «Un soir de gala».

Vincent Dedienne incarne plusieurs personnages désopilants dans son spectacle «Un soir de gala».

Guillaume Malheiro

Révélé au grand public avec son tout premier spectacle en 2011, Vincent Dedienne, qui a aussi été chroniqueur sur Canal +, TMC et France Inter, présente son nouveau one-man-show, «Un soir de gala», jeudi 7 octobre 2021, au Théâtre de Beausobre, à Morges. L’humoriste français de 34 ans, qui adore son métier, s’est confié à cœur ouvert sur son parcours.

D’où vous est venue cette idée d’interpréter plusieurs personnages dans votre nouveau one-man-show?

J’aime beaucoup jouer des personnages différents. Ça m’amuse vraiment. Je n’avais pas fait cela dans mon premier spectacle, vu que je parlais davantage de moi. J’avais donc envie de faire quelque chose de nouveau et d’encore plus rigolo. Je fais donc des personnages pour parler des gens qui m’entourent.

Lequel de ces personnages préférez-vous incarner?

Il y a une agente de voyage qui me fait bien rire, une petite fille à haut potentiel que j’adore jouer et aussi un journaliste un peu speed. C’est trois-là m’amusent beaucoup.

Avez-vous le trac avant de monter sur scène?

Oui, surtout dans les premières représentations parce que c’est quitte ou double. Soit ce qu’on a écrit est drôle, soit ça ne l’est pas. Donc, ça peut faire peur. Après, quand je suis rassuré, j’ai toujours la trouille que la rencontre se passe mal avec le public mais, en général la joie de monter sur scène l’emporte sur le trac. Pour le surmonter, je mets un parfum que j’aime bien et je bois un peu d’eau chaude, avec du miel et du gingembre.

Avez-vous toujours voulu devenir humoriste?

Oui, depuis que je suis tout petit. Dès la première fois où j’ai fait rire quelqu’un dans ma vie, j’ai voulu que mes journées entières soient consacrées à ça. C’est trop rigolo de chercher des idées pour faire marrer les gens. Ça transforme chaque instant en fête.

Avoir de l’humour, c’est important, selon vous?

Oui, c’est mieux! On passe une meilleure journée. On passe de meilleures vacances avec des gens rigolos qu’avec des gens sinistres. C’est pareil pour un dîner, une soirée, une vie entière.

Quels sont les comiques qui vous inspirent?

Quand j’étais petit, je regardais tout. J’étais fan de Muriel Robin, Pierre Palmade, Guy Bedos, Valérie Lemercier, Jérôme Commandeur, Laurent Lafitte. Maintenant, je les côtoie et c’est super car ils ne sont pas décevants, ils sont merveilleux.

Avez-vous été soutenu par vos proches à vos débuts?

Oui, je n’ai pas du tout été freiné par des parents qui m’auraient dit de devenir plutôt docteur ou avocat. Ils m’ont laissé faire. Ils sentaient que j’étais fait pour ça. Si je ne l’avais pas fait, je serais mort, je me serais éteint à petit feu. Je n’aurais pas pu exercer un autre métier.
On vous voit aussi maintenant au cinéma…

Le cinéma m’intéresse car c’est quelque chose que je ne connais pas très bien, je fais encore mes gammes en tant que comédien. Mais je trouve intéressant de rencontrer des auteurs, des cinéastes. Ce qui est aussi agréable, c’est le travail collectif dans ce domaine. Cela change du fait d’être seul en scène. C’est une autre vie, mais ça ne pourra jamais remplacer la scène.

Avez-vous peur que tout s’arrête un jour?

Oui, ça m’angoisse beaucoup. C’est tellement ma vie, mon bonheur… Je n’ai pas du tout envie que ça s’arrête.

Comment vivez-vous votre notoriété grandissante?

Franchement je n’y vois aucun inconvénient. Le jour où je dirai que j’en ai marre d’être connu, il faudra me piquer! C’est très agréable et ça fait partie du jeu. Et moi, j’ai la chance de ne pas être traqué par les paparazzis. Tout le monde s’en fout de savoir avec qui je vis. Je ne suis pas une égérie des réseaux sociaux ni de la mode. C’est donc assez calme pour moi.
Que connaissez-vous de la Suisse?

J’ai déjà joué à Genève, Vevey, Lausanne, Montreux, Morges, Berne. J’adore venir en Suisse. Comme je ne connais que des villes de ce pays, j’aimerais beaucoup me promener dans les villages ou les montagnes. C’est sûr que je le ferai un jour!
Quels sont vos autres projets?

Je commence le tournage d’une série intitulée «Mauvaise pioche», à Bruxelles avec François Damiens. J’ai aussi des projets de films et de théâtre qui vont m’occuper ces prochaines années.

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