Haute-Savoie (F): Vingt bisons qui se sont fait la belle seront abattus
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Haute-Savoie (F)Vingt bisons qui se sont fait la belle seront abattus

Mercredi matin, un troupeau de bisons s'est échappé de son exploitation. Les animaux seront abattus vendredi matin.

Les bisons pèsent entre 300 et 600 kilos.

Les bisons pèsent entre 300 et 600 kilos.

Keystone/Photo d'illustration

Vingt bisons vont devoir être abattus à l'aube, vendredi, près de Megève, après s'être échappés mercredi de leur domaine d'élevage, et n'avoir pu être ramenés, a-t-on appris auprès de la préfecture de Haute-Savoie, en France.

Les vingt animaux, pesant généralement entre 300 et 600 kg, dont deux bisonneaux, se sont échappés mercredi matin du domaine de la Sasse, où ils sont élevés, dans des conditions non élucidées.

Les mairies de Megève et Saint Gervais ont pris jeudi des arrêtés pour restreindre la circulation. La préfecture a tenté de les rabattre vers leur enclos, avec l'aide des agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), mais l'encerclement n'a pas fonctionné. «Des bisons ne se manoeuvrent pas comme un troupeau de vaches», a fait remarquer à l'AFP Aurélie Lebourgeois, directrice de cabinet du préfet de Haute-Savoie.

Risque de mauvaises rencontres

Les bisons sont restés «relativement éloignés des zones habitées, mais il y a des sentiers de randonnée, et donc le risque de mauvaises rencontres», a-t-elle ajouté. La préfecture a donc dû se résoudre jeudi soir à prévoir leur abattage à l'aube vendredi, car «personne ne peut garantir une autre technique qui fonctionne», selon Mme Lebourgeois.

L'option d'un endormissement a été étudiée, mais cela a été abandonné. Il fallait en effet prévoir de très fortes quantités de produit anesthésique, avec le risque de ne pas toucher une zone du corps où il se serait diffusé rapidement, a-t-elle ajouté: «On ne pouvait les faire courir et se disperser». «Nous ne faisons pas cela de gaité de coeur, mais on ne pouvait prendre le risque d'avoir une charge ou un bison qui arrive en ville», a-t-elle conclu.

Le troupeau évadé représente la majorité des bêtes de l'éleveur Dominique Méridol sur le domaine de la Sasse, près du mont d'Arbois. Il abat lui-même ses bêtes et la viande est servie au restaurant du domaine. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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