Procès à Lausanne: Vingt mois pour avoir battu sa femme enceinte

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Procès à LausanneVingt mois pour avoir battu sa femme enceinte

Le tribunal correctionnel a condamné mardi un homme de 31 ans à 20 mois de prison ferme. En février 2013, à Renens (VD), il a violemment battu sa femme, alors enceinte de cinq mois.

L'homme a été reconnu coupable de lésions corporelles simples qualifiées. Son frère et sa belle-soeur, qui ont enlevé et séquestré la victime après qu'elle avait tenté de s'enfuir, écopent de 18 et 12 mois d'emprisonnement avec sursis.

Les juges considèrent que la culpabilité du mari violent est «particulièrement lourde». L'homme, «coutumier des violences à l'égard de ses compagnes», n'a pas hésité à «passer à tabac» son épouse enceinte, en agissant d'une manière «particulièrement cruelle».

Le mari, qui ne s'est pas présenté au jugement, a en outre fait une «très mauvaise impression aux débats», faisant preuve d'une «absence totale de repentir». Les trois condamnés devront verser 25'000 francs de dommages et intérêts pour tort moral à la victime.

Violents coups

En février 2013, l'homme a habité durant une semaine avec son épouse, au domicile de son frère et de sa belle-soeur. Un soir, furieux suite à un conflit, il lui a asséné de violents coups. Deux jours plus tard, il l'a à nouveau frappée jusqu'au sang, jusqu'à ce que son frère intervienne.

Le lendemain matin, la jeune femme a tenté de s'enfuir de l'appartement, situé au premier étage de l'immeuble, en sautant d'une fenêtre. Rapidement, la belle-soeur et un tiers l'ont rattrapée et ramenée de force dans l'immeuble, avant de la laisser dans un corridor du sous-sol.

La jeune femme a réussi à s'échapper, puis elle a été prise en charge par une policière. Elle présentait alors d'importantes blessures au visage. Elle a pu accoucher normalement d'un garçon.

Selon le jugement, il n'est pas possible de déterminer si l'homme s'est mis en colère parce que son épouse refusait d'avorter, comme cette dernière le prétendait, ou parce qu'elle-même souhaitait avorter. Les juges ont souligné les «graves incohérences» et les «zones d«ombres» qui subsistent dans le témoignage de la victime. (ats)

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