Pakistan: Vingt ouvriers tués à bout portant par des rebelles
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PakistanVingt ouvriers tués à bout portant par des rebelles

Des hommes armés ont tiré sur vingt ouvriers travaillant à la construction d'un pont, dans la région de Gokh Don au Baloutchistan, apprend-on samedi.

Des hommes armés ont tué en tirant à bout portant vingt ouvriers vendredi dans le Baloutchistan (sud-ouest du Pakistan), selon des responsables de la sécurité pakistanaise.

Au préalable, les tireurs avaient vérifié qu'ils n'étaient pas originaires de cette province agitée par une rébellion séparatiste.

«Des hommes armés ont pris d'assaut tard vendredi soir un camp d'ouvriers dans la région de Gokh Don et tué vingt travailleurs», a confirmé samedi un haut responsable de la police, Tariq Khilji. Tous les ouvriers tués viennent de provinces autres que le Baloutchistan: 16 du Punjab et quatre du Sind, a-t-il ajouté.

Le drame, qui est intervenu à plus de 1000 km au sud-ouest de Quetta, a été confirmé par Akbar Hussain Durani, haut responsable de la province. «Les ouvriers étaient en train de travailler à la construction d'un petit pont.» Selon lui, certains ouvriers ont été réveillés par les détonations et les cris. «Les agresseurs les ont fait s'aligner et ont tiré à bout portant après les avoir identifiés», a-t-il précisé.

Des hommes des unités paramilitaires étaient présents pour protéger les ouvriers, mais ils ont pris la fuite quand un grand nombre d'hommes armés ont attaqué le camp, a précisé le haut responsable.

L'attaque a été revendiquée par un porte-parole de l'Armée de libération baloutche, organisation interdite, en représailles aux opérations de l'armée dans la région.

Région troublée

Le Baloutchistan, province riche en hydrocarbure à la superficie comparable à celle de l'Italie, frontalière de l'Iran et de l'Afghanistan, est en proie depuis une décennie à un conflit opposant la rébellion locale aux forces armées.

Les rebelles baloutches s'en prennent principalement aux forces de l'ordre, aux symboles du pouvoir et aux installations stratégiques comme les gazoducs et les chemins de fer.

Les organisations de défense des droits humains accusent depuis longtemps les forces de sécurité pakistanaises et les services de renseignement de commettre des violations de ces droits dans la plus grande et la moins peuplée des provinces du pays. Mais les forces de sécurité rejettent ces accusations. (afp)

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