Actualisé 02.04.2020 à 04:38

Congo

Vingt personnes ont été électrocutées

Mercredi, la foudre a frappé une ligne à haute tension, dans la banlieue congolaise de Brazzaville.

La foudre a frappé mercredi.

La foudre a frappé mercredi.

Keystone/Photo d'illustration

Une vingtaine de personnes sont mortes électrocutées mercredi après une décharge de foudre qui a frappé une ligne à haute tension à Kintélé dans la banlieue de Brazzaville, ont indiqué la maire de la commune congolaise et des témoins.

«J'ai pu envoyer une équipe qui m'a rapporté que sept cadavres ont été déposés à la morgue de l'hôpital de Talangaï et treize autres à la morgue municipale du CHU. Ca fait donc 20 morts», a déclaré à la radio publique Stella Mensah Sassou Nguesso, maire de Kintélé et fille du chef de l'Etat Denis Sassou Nguesso.

Des «familles en pleurs»

La foudre «a sectionné deux câbles d'une ligne haute tension de la société nationale d'électricité», a ajouté un témoin contacté par l'AFP. «Un câble est tombé sur une maison qui a été en partie incendiée et a électrocuté les trois occupants», a poursuivi cet habitant de Kintélé, se présentant sous le prénom de Rock.

«L'autre câble, qui traînait dans la cour envahie d'eau, a électrocuté les voisins qui ont accouru pour apporter des secours. J'ai pu voir plus d'une dizaine de cadavres», a-t-il ajouté.

«J'ai vu plusieurs familles en pleurs. J'ai vu plusieurs cadavres allongés à même le sol avant l'arrivée des ambulances, des corbillards, des agents de sécurité et de la société d'électricité», a dit un autre témoin à l'AFP sous couvert d'anonymat.

Balai d'ambulances

Des vidéos amateurs postées sur les réseaux sociaux par les habitants de Kintélé montrent un incessant balai d'ambulances et de corbillards. Des particuliers ont aussi embarqué à bord de leur véhicule des corps et des blessés, dont le nombre n'a pas été évoqué par la municipalité de Kintélé. De fortes pluies sont tombées mercredi matin sur Brazzaville.

Le drame intervient au premier jour du confinement de la population décrété par les autorités pour enrayer la propagation du coronavirus dans le pays pétrolier peuplé d'environ cinq millions d'habitants.

«C'est à l'Etat que revient la charge d'enterrer les personnes victimes de cette catastrophe», a ajouté la fille du président de la République, toute première maire de cette commune nouvelle construite au nord de Brazzaville, le long du fleuve Congo. (nxp/afp)

(NewsXpress)
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