Brésil: Violences à Belo Horizonte après Brésil-Uruguay
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BrésilViolences à Belo Horizonte après Brésil-Uruguay

Destructions, pillages et heurts avec la police ont marqué mercredi la fin d'une grande manifestation à Belo Horizonte en marge de la demi-finale Brésil-Uruguay (2-1) de la Coupe des Confédérations.

Les manifestants qui réclamaient entre autres des peines contre la corruption ont marqué des points: le Sénat a approuvé en soirée un projet de loi qui criminalise la corruption. Dans la matinée, la Cour suprême avait décrété l'incarcération immédiate d'un député condamné pour malversations, une première en 25 ans.

Le syndicats ont réitéré leur appel lancé la veille à des grèves et manifestations le 11 juillet après avoir été reçus à Brasilia par la présidente Dilma Rousseff.

Quelque 40'000 manifestants ont marché pacifiquement à Belo Horizonte (5,5 millions d'habitants) jusqu'au moment où un groupe de manifestants a tenté de forcer le périmètre de sécurité dressé à deux kilomètres du stade Mineirao où la Seleçao a obtenu son billet pour la finale de la Coupe dimanche à Rio de Janeiro.

La police a alors commencé à tirer des gaz lacrymogènes pour répondre à des jets de pierres. «Les manifestants ont détruit au moins deux concessionnaires automobiles en y mettant le feu. 24 personnes ont été interpellées», a déclaré une porte-parole de la police à l'AFP.

Le détonateur des manifestations a été une hausse du prix des transports en commun, révoquée depuis. Les revendications se sont étendues à une amélioration de services publics indigents et visent désormais tous les maux du pays. (ats)

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