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BelgiqueViolences à Bruxelles: plusieurs interpellations

Une manifestation a dégénéré samedi après-midi à Bruxelles, plusieurs personnes s'en sont prises aux forces de l'ordre.

Un groupe d'une trentaine de personnes «a quitté une manifestation contre l'esclavage en Libye».

Un groupe d'une trentaine de personnes «a quitté une manifestation contre l'esclavage en Libye».

DR Twitter

Une vingtaine de personnes ont été interpellées samedi après-midi dans un quartier commerçant de Bruxelles après qu'un groupe de personnes échappé d'une manifestation a dégradé des commerces et s'en est pris aux forces de l'ordre, a-t-on appris auprès de la police.

«Une vingtaine de personnes ont été interpellées» près de la place Louise non loin du centre de la capitale belge, dans un quartier très fréquenté un samedi après-midi, a indiqué à l'AFP Ilse Van de Keere, porte-parole de la police bruxelloise.

«Ils se sont cagoulés»

L'incident a commencé vers 16H00 (15H00 GMT). Un groupe d'une trentaine de personnes «a quitté une manifestation contre l'esclavage en Libye» qui se tenait à quelques dizaines de mètres et ils «se sont cagoulés» avant de s'attaquer à au moins deux magasins.

Une voiture de police a également été prise pour cible et il y a eu des jets de projectiles, a précisé Mme Van de Keere.

Un important dispositif de police a été déployé. Les forces de l'ordre étaient toujours en train de rechercher des suspects un peu avant 18H00, alors que le calme était revenu. Selon l'agence de presse Belga, un canon à eau et un hélicoptère ont été mobilisés. C'est la troisième fois que des violences éclatent en plein Bruxelles en quelques semaines.

Bis repetita

Le 15 novembre, un rassemblement non autorisé organisé par une jeune star des réseaux sociaux avait dégénéré quand la police avait tenté de le disperser. Quatre adolescents avaient fini devant la justice.

Quatre jours plus tôt, des violences avaient marqué la qualification du Maroc pour la prochaine Coupe du monde de football.

Ces incidents ont déclenché une polémique sur la sécurité dans la capitale et la manière dont la police locale y gère les rassemblements de foule.

Samedi, le ministre de l'Intérieur belge Jan Jambon, qui appartient à l'Alliance néo-flamande (N-VA, nationalistes flamands) a été prompt à réagir sur Twitter.

«A Bruxelles des fauteurs de trouble se comportent une fois de plus de manière inacceptable. Le centre de crise suit la situation de très près avec la police», a-t-il indiqué sur le réseau social.

Dans un second message, il a précisé que les forces de l'ordre avaient «pour ordre de stopper les pillages et d'arrêter un maximum de personnes».

Tolérance zéro

«Tolérance zéro. La police fédérale est en renfort», a-t-il encore indiqué.

Le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V, chrétiens démocrates) a aussi réagi. «Une manifestation pacifique contre la violence (ne peut) pas être perturbée par de la violence. Les services tentent de maintenir la situation sous contrôle et procède aux arrestations», a-t-il écrit sur Twitter. mla/lpt (nxp/afp)

(NewsXpress)

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