Proche-Orient: Violences à Gaza: réunion d'urgence à l'ONU
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Proche-OrientViolences à Gaza: réunion d'urgence à l'ONU

Des heurts violents ont éclaté ce vendredi près de la frontière avec Israël, faisant au moins 15 morts et 1400 blessés. Le Conseil de sécurité se réunit en urgence ce soir.

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Les funérailles de la secouriste de 21 ans Razan al-Najjar, tuée vendredi par des tirs israéliens, ont eu lieu samedi à Gaza. (Samedi 2 juin 2018)

Les funérailles de la secouriste de 21 ans Razan al-Najjar, tuée vendredi par des tirs israéliens, ont eu lieu samedi à Gaza. (Samedi 2 juin 2018)

AFP
Les Etats-Unis ont opposé leur veto à l'ONU contre une résolution appelant à protéger les Palestiniens de Gaza et en Cisjordanie occupée. (Vendredi 1 juin 2018)

Les Etats-Unis ont opposé leur veto à l'ONU contre une résolution appelant à protéger les Palestiniens de Gaza et en Cisjordanie occupée. (Vendredi 1 juin 2018)

AFP
Une Palestinienne de 21 ans a été tuée par l'armée israélienne lors de nouveaux heurts à Gaza vendredi, portant à 123 le nombre de morts palestiniens depuis le 30 mars. (Vendredi 1 juin 2018)

Une Palestinienne de 21 ans a été tuée par l'armée israélienne lors de nouveaux heurts à Gaza vendredi, portant à 123 le nombre de morts palestiniens depuis le 30 mars. (Vendredi 1 juin 2018)

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Le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir d'urgence vendredi pour évoquer les violences dans la bande de Gaza, où l'armée israélienne a tué au moins 15 Palestiniens, a-t-on appris de source diplomatique.

La réunion - convoquée à la demande du Koweït- se tiendra à huis clos à partir de 00H30, a précisé cette source qui a requis l'anonymat.

Au moins quinze Palestiniens de la bande de Gaza ont été tués vendredi par l'armée israélienne. Un face-à-face tendu à la frontière entre des milliers de manifestants palestiniens et des soldats israéliens a dégénéré en affrontements. Le Conseil de sécurité a annoncé une réunion d'urgence vendredi.

Selon le ministère de la Santé dans la bande de Gaza, quinze Palestiniens ont été tués et plus de 1400 blessés dans les affrontements avec l'armée israélienne.

Des dizaines de milliers de Palestiniens, notamment des femmes et des enfants, avaient convergé le long de la barrière frontalière qui sépare la bande de Gaza d'Israël dans le cadre de «la grande marche du retour». Ce mouvement de protestation doit durer six semaines pour exiger le «droit au retour» des réfugiés palestiniens et dénoncer le strict blocus de Gaza.

Tirs à balles réelles

Un petit nombre d'entre eux s'est approché à quelques centaines de mètres de cette barrière ultra-sécurisée, régulièrement le théâtre de heurts sanglants entre habitants de l'enclave sous blocus et soldats. Ces derniers ont répliqué en tirant à balles réelles et en usant de gaz lacrymogènes.

Les Palestiniens ainsi que la Turquie ont dénoncé un «usage disproportionné» de la force par Israël. La Ligue arabe a de son côté condamné une riposte «sauvage» de la part d'Israël.

En fin de journée, l'armée israélienne a dit avoir frappé trois positions du mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, en représailles à une tentative d'attaque de ses soldats par des manifestants.

La «grande marche du retour» a été lancée à l'occasion de la «Journée de la Terre», qui marque chaque 30 mars la mort en 1976 de six Arabes israéliens lors de manifestations contre la confiscation de terrains par Israël. Les Arabes israéliens sont les descendants de Palestiniens restés sur place à la création de l'Etat d'Israël en 1948.

«Pneus enflammés»

Un porte-parole de l'armée israélienne a estimé à 30'000 le nombre de Palestiniens qui participaient vendredi à des rassemblements à «six endroits» de la bande de Gaza.

«L'armée israélienne a imposé une zone militaire fermée autour de la bande de Gaza, toute activité dans ce secteur nécessite son autorisation», a déclaré ce porte-parole. Les manifestants «font rouler des pneus enflammés et lancent des pierres vers la barrière de sécurité et les troupes israéliennes, qui recourent à des moyens anti-émeutes et tirent en direction des principaux meneurs», a-t-il ajouté.

Les dirigeants militaires et politiques israéliens avaient prévenu que l'armée n'hésiterait pas à donner ordre d'ouvrir le feu à des tireurs d'élite en cas de tentative d'infiltration en territoire israélien. De façon quasiment inédite, la police israélienne a par ailleurs indiqué avoir eu recours à un drone pour larguer des gaz lacrymogène sur les manifestants.

«La marche du retour»

Officiellement organisée par la société civile, «la marche du retour» est soutenue par le Hamas, mouvement islamiste palestinien au pouvoir dans la bande de Gaza, qui avait assuré qu'il veillerait à ce que personne n'approche dangereusement de la frontière.

Israël et le Hamas se sont livré trois guerres dans l'enclave palestinienne depuis 2008 et observent depuis 2014 un cessez-le-feu tendu.

L'une des préoccupations israéliennes face au mouvement de protestation est une tentative, spontanée ou non, de forcer la barrière frontalière, peut-être à l'occasion d'une marche massive avec des femmes et des enfants.

L'armée a indiqué avoir déployé d'importants renforts à la frontière pour empêcher des infiltrations notamment durant la célébration de Pessah, la Pâque juive, à partir de vendredi soir.

«Provocation»

Le ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, a prévenu que «des centaines de tireurs d'élite (israéliens)» étaient déployés à la frontière.

«La direction du Hamas joue avec votre vie», a écrit, en arabe, Avigdor Lieberman sur son compte Twitter, en s'adressant aux Gazaouis. «Tous ceux qui s'approcheront de la barrière (de sécurité) se mettront en danger. Je vous suggère de continuer votre vie quotidienne et de ne pas participer à une provocation».

Tôt vendredi, avant le début de «la marche du retour», un agriculteur palestinien de 27 ans a été tué par un tir d'artillerie israélien près de Khan Younès, dans le sud de l'enclave.

Un porte-parole de l'armée israélienne a expliqué que deux «suspects» s'étaient approchés de la barrière et que des chars avaient tiré dans leur direction. (nxp/afp)

Les USA«profondément attristés»

«Nous sommes profondément attristés par les pertes humaines à #Gaza aujourd'hui» a écrit sur Twitter Heather Nauert, porte-parole de la diplomatie américaine. «Nous exhortons ceux impliqués à prendre des mesures pour faire diminuer les tensions». «La communauté internationale est focalisée sur les mesures à prendre pour améliorer les vies des Palestiniens et travaille pour un plan pour la paix. La violence ne favorise aucun de ces objectifs», a poursuivi, toujours sur le réseau social, Mme Nauert.

(NewsXpress)

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