«Violette»: «Violette» trace le destin d'une femme atypique
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«Violette»«Violette» trace le destin d'une femme atypique

Après s'être intéressé à la peintre «Séraphine» (qui a remporté sept César en 2009), Martin Provost passe aux écrivains.

par
Marine Guillain

Violette ne s'aime pas. Violette est seule. Violette est laide. Elle n'a jamais reçu d'amour et ne parvient pas à se défaire d'un douloureux passé. Néanmoins, cette quadragénaire agaçante et égoïste – son interprète, Emmanuelle Devos, la qualifie d'«attachiante» –, en total manque de confiance en elle, a pourtant un don: l'écriture.

Puissance du texte

C'est du moins ce que pense Simone de Beauvoir (Sandrine Kiberlain), qui va la pousser sur cette voie. Parce qu'elle l'apprécie? Non. «Il est impossible d'être amie avec Violette Leduc», assène Simone. Mais cette dernière croit à l'impact que les textes de Violette pourraient avoir sur la société.

C'est que Violette a un côté extravagant et sulfureux: elle est folle amoureuse de Simone de Beauvoir, et s'amourache aussi de Maurice Sachs et de Jacques Guérin, des homosexuels. Montrées comme une façade par Martin Provost, la détresse et la fragilité du personnage crèvent l'écran.

«Violette»

De Martin Provost. Avec Emmanuelle Devos, Sandrine Kiberlain.

Sortie le 6 novembre 2013

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