Viols, abus sexuels: sept ans de prison
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Viols, abus sexuels: sept ans de prison

La Cour d'assises de Neuchâtel a déclaré coupable de viols l'hôtelier-restaurateur du Val-de-Ruz (NE) qui en prenait à son aise avec ses employées.

Le verdict de la Cour est conforme au réquisitoire du Ministère public, qui avait requis mardi 8 ans de réclusion à l'égard du prévenu. Outre deux cas de viols jugés «parfaitement crédibles», le tribunal a retenu contre l'accusé trois délits de contrainte sexuelle et de multiples cas d'abus de détresse.

Agé de 61 ans, l'hôtelier-restaurateur devra en outre débourser un montant de 80 000 francs à titre d'indemnités personnelles et d'indemnités de dépens à l'égard de ses victimes. Il devra s'acquitter également des frais de justice fixés à 27.500 francs.

Constat accablant

Lors de l'énoncé du verdict, la Cour d'assises a mis en évidence l'abjection des actes du prévenu, son absence de repentir, le jeune âge de ses victimes, la récidive après une première incarcération. Le tribunal a également invoqué la répercussion probable à terme des actes du prévenu sur le psychisme de ses anciennes employées.

La durée des actes incriminés, qui se sont répétés durant cinq ans - jusqu'au mois de mai 2005 - a aussi été mise à la charge de l'accusé. Détenu depuis juin 2006, celui-ci avait comparu une première fois en février devant le Tribunal correctionnel du Val-de- Ruz.

Extension de la prévention

Son renvoi en Cour d'assises découlait de l'extension au viol de premières inculpations portant uniquement sur des abus sexuels. La plupart des victimes de l'hôtelier ont quitté leur emploi après avoir été abusées.

L'accusé convoquait régulièrement l'une ou l'autre de ses employées dans son bureau, où il tentait d'abuser d'elles. Il faisait usage de la force pour les contraindre à des baisers, des caresses et des attouchements de nature sexuelle. Les actes imposés sont allés parfois jusqu'à la fellation et au viol.

Abus de la détresse

Dans la plupart des cas, l'hôtelier profitait de la détresse de jeunes femmes en attente d'un permis de travail ou qui redoutaient de perdre leur emploi. Il a également abusé de quatre employées mineures, dont deux Suissesses, placées comme stagiaires dans son établissement. (ats)

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