Actualisé 22.04.2007 à 21:28

Visions du réel se projette à l'échelle européenne

NYON – Le festival est à l'étroit. Partir? Le directeur de la manifestation refuse: «La ville a toutes les qualités requises.»

Le seul festival de films documentaires de Suisse bat son plein jusqu'à jeudi. Pour l'instant, seules quatre salles peuvent accueillir les nombreux spectateurs (25 000 en 2006) venus voir les 130 films programmés cette année. Le directeur, Jean Perret, a des projets de développement.

– Comment digérer le flux grandissant de spectateurs?

– Nyon se prête parfaitement au festival. Nous voulons y rester. Mais il est indispensable de trouver de nouvelles salles d'ici à trois-quatre ans. La mise en chantier d'un centre de congrès à Nyon est toujours attendue...

– Quelle solution envisager dans l'immédiat?

– Nous réfléchissons à une salle complémentaire et temporaire sur le parking au centre-ville. En ce sens, nous espérons que le canton et la Ville nous offriront plus de soutien à l'avenir. L'Office fédéral de la culture prendra sa décision cet été.

– La mythique villa Niedermeyer est toujours inoccuppée. Ne constituerait-elle pas la solution idéale?

– Sa mise à disposition par la ville est envisagée. Nous voulons en faire un centre consacré au cinéma du réel à l'échelle européenne (voir ci-contre).

– Comment voyez-vous le festival dans cinq ans?

– Nous allons clairement continuer à explorer ce cinéma qui montre la vie telle qu'elle est réellement vécue. La réalité dépasse souvent

spectaculairement la fiction.

– Après treize années, Jean Perret n'est-il pas à bout de souffle?

– Non, j'ai encore tant à faire! Il me suffit d'être saisi, ému, interloqué, amusé par un film pour maintenir ma motivation.

Yves-Laurent Blanc

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!