Actualisé 17.04.2020 à 06:21

Festival

Visions du Réel: tout en ligne et tout gratuit

Cette édition hors norme du festival nyonnais sera entièrement numérique. Coup d'envoi ce vendredi.

de
Marine Guillain
«Wake Up on Mars», de Dea Gjinovci, sera en ligne sur rts.ch dès ce vendredi à 17h, et pendant 24 heures.

«Wake Up on Mars», de Dea Gjinovci, sera en ligne sur rts.ch dès ce vendredi à 17h, et pendant 24 heures.

DR

Pas de pépite à voir sur un grand écran, pas de réunion pour refaire le film autour d'un verre à l'issue de la projection, certes. Pourtant, la nouvelle édition complètement repensée de Visions du Réel possède de vrais avantages, dont l'un non négligeable: tout sera gratuit. Comment cela est-il possible?

Déjà, moins de dépenses côté infrastructures, car le festival a pu renoncer à certaines choses à temps, répond la directrice artistique Émilie Bujès. Ensuite, les partenaires ont confirmé leur soutien. «Il nous a semblé symboliquement beau de faire un tel geste, poursuit la directrice artistique, et pertinent dans la mesure où l'offre en ligne est assez pléthorique actuellement et que nous souhaitions donner un maximum de chances aux films. C'est à la fois stratégique, symbolique et exceptionnel.»

Une partie de la programmation sera donc accessible librement dès ce vendredi sur le site du festival, avec un accès limité à 500 spectateurs par film. Du côté de la Compétition Nationale, une oeuvre sera mise en ligne chaque jour sur rts.ch entre le 17 et le 30 avril, durant 24 heures. Les courts et moyens métrages seront aussi à voir dès le 17, et jusqu'au 24 avril. Quant à ceux de la Compétition et de la section Grand Angle, ils seront accessibles à partir du 25 avril.

Que voir ce week-end?

Émilie Bujès nous a transmis une sélection de films disponibles dès vendredi, qu'elle conseille spécialement aux lecteurs de «20 minutes». Nous en avons pioché quatre:

«Jungle», un doc dans lequel la réalisatrice Louise Mootz filme ses meilleures amies affrontant leurs désirs et leur condition de femmes, dans le XXe arrondissement de Paris. Le tout déborde d'une énergie complice, propre à sa génération.

«I Bought a Time Machine» de Yeon Park. La réalisatrice coréenne commande une machine à remonter dans le temps sur eBay pour l'anniversaire de son père, trouvant là l'occasion de découvrir quelques vérités au sujet du passé de sa famille. Son film use de la technologie comme d'une médiation nécessaire à la communication.

«Mat et les gravitantes» de Pauline Pénichout. Dans un squat à Nantes, Mat et ses amies organisent un atelier d'auto-gynécologie pour «se regarder et se connaître soi-même».

«Wake Up on Mars» de Dea Gjinovci. En Suède, une famille du Kosovo est confrontée au rejet de sa demande d'asile. Furkan, 10 ans et benjamin de la famille, se lance dans la construction d'un vaisseau spatial comme un horizon vers tous les possibles.

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