Avions de combat - Vite acheter les F-35 et les revendre si le peuple n’en veut pas, dit un élu
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Avions de combatVite acheter les F-35 et les revendre si le peuple n’en veut pas, dit un élu

L’achat des avions de combat divise, entre ceux qui veulent accélérer et ceux qui tiennent à faire voter le peuple. Un élu centriste propose la voie médiane.

Accélérer l’achat et respecter la volonté populaire, estime Martin Candinas.

Accélérer l’achat et respecter la volonté populaire, estime Martin Candinas.

U.S. Air Force/Staff Sgt. Jensen Stidham

«Vu la situation sécuritaire actuelle, le Parlement doit faire ce pas.» La phrase est prononcée par le conseiller national Mauro Tuena (UDC/ZH). Il fait mention de l’achat des F-35: le Parlement peut et devrait, selon lui, aller de l’avant et exiger rapidement du Conseil fédéral qu’il concrétise le contrat d’achat avant une éventuelle votation.

La récolte de signatures pour l’initiative «anti-F-35» occupe les devants de la scène politique suisse depuis l’éclatement de la guerre en Ukraine. Même la conseillère fédérale Viola Amherd a estimé que ses auteurs devraient retirer leur texte et laisser l’achat se poursuivre. Les initiants, eux, ne l’entendent pas de cette oreille et ont déjà dit qu’ils allaient continuer à récolter les signatures.

Il y aura assez d’acheteurs

«C’est une grossière négligence. Non seulement on perd du temps, mais on risque en plus de rendre l’acquisition des avions massivement plus chère», estime le conseiller national et président du PLR Thierry Burkart. Il rappelle que plusieurs pays ont aussi passé commande et que d’autres, à l’instar de l’Allemagne, pourraient se mettre sur les rangs vu l’annonce de leur massif réarmement en réaction à la guerre en Ukraine. «Le risque est grand que le marché et les prix flambent», dit-il.

Cet intérêt accru à l’international pour le modèle américain donne une idée à Martin Candinas (Le Centre/GR). Il est dans le camp de ceux qui veulent désormais accélérer l’achat pour avoir très vite les avions à disposition. Mais il admet que le processus démocratique lié à l’initiative populaire ne doit pas nécessairement passer à la trappe. Il imagine que, si l’initiative était acceptée par le peuple, la Suisse pourrait envisager de revendre ses avions déjà achetés aux autres pays qui voudraient s’approvisionner rapidement en F-35.

(job/ywe)

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