Tour de France: Voeckler accuse les oreillettes

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Tour de FranceVoeckler accuse les oreillettes

Plusieurs chutes collectives ont à nouveau miné le peloton vendredi, lors de la 6e étape entre Epernay et Metz. Fâché, le leader de l'équipe Europcar a relancé le débat technologique.

par
Oliver Dufour
Metz
L'animateur du dernier Tour de France était amer à l'arrivée.

L'animateur du dernier Tour de France était amer à l'arrivée.

Le Français, qui a été retardé par la grosse chute collective à 26km de l'arrivée, s'est mis en colère sur la ligne d'arrivée. Jamais à court d'arguments pour expliquer une contre-performance, Thomas Voeckler s'en est cette fois pris aux oreillettes que portent les coureurs. «L'explication est là. Il y a 22 directeurs sportifs qui crient dans les oreillettes qu'il «faut y être (n.d.l.r.: a l'avant de la course)». Mais la route est étroite, il n'y a pas la place pour tout le monde et on voit le résultat.»

Pas prêt à défendre sa cause

Lorsqu'on lui a demandé s'il était prêt à se muer en porte-parole pour la suppression de l'oreillette, l'animateur du Tour 2011 s'est renfrogné. «Ce n'est pas mon rôle. Peut-être que mes propos feront polémique, mais je ne suis pas à une polémique près.» Celui qui est considéré par de nombreux observateurs comme «le coureur le plus détesté au sein du peloton» ne va sans doute pas se faire beaucoup de nouveaux amis.

«Spartacus» pas du même avis

Fabian Cancellara a pour sa part fermement défendu la sauvegarde de la technologie. «On a besoin de ces oreillettes, a martelé le Bernois. On doit parfois affronter des passages dangereux et c'est bien de pouvoir les anticiper en recevant les informations nécessaires.»

Son coéquipier Fränk Schleck a vu les choses encore autrement. «Ca n'a rien à voir avec les oreillettes, a jugé le Luxembourgeois. Avec ou sans, tous les bons coureurs savent qu'ils doivent se trouver dans les 30 derniers kilomètres. Ce n'est pas de la physique quantique.»

Le débat n'est sans doute pas terminé.

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