Voici les produits et services qui ont le plus augmenté en Suisse
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Inflation Voici les produits et services qui ont le plus augmenté en Suisse

L’inflation en Suisse en avril a atteint 2,5% par rapport à avril 2021, ce qui a un impact sur le pouvoir d’achat.

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L'indice des prix à la consommation de l’Office fédéral de la statistique montre à quel point les prix ont augmenté en Suisse. 

L'indice des prix à la consommation de l’Office fédéral de la statistique montre à quel point les prix ont augmenté en Suisse. 

24heures/Odile Meylan
En avril 2022, le mazout était environ 75,6% plus cher qu'en avril 2021. 

En avril 2022, le mazout était environ 75,6% plus cher qu'en avril 2021. 

20min/Simon Glauser
Le prix des billets d'avion a grimpé de 54,8% au cours de la même période. 

Le prix des billets d'avion a grimpé de 54,8% au cours de la même période. 

20min/Celia Nogler

La vie en Suisse a fortement augmenté: les prix des loyers, des hypothèques, des meubles, des vacances, de l'essence, du mazout et de la construction ont pris l’ascenseur, tout comme le café, le pain et les croissants, les yaourts, le beurre ou encore la bière. Le diaporama ci-dessus résume les principaux changements.

Danger de l’inflation 

Le calcul de l'inflation se base sur un panier de marchandises fictif, les variations de prix de l'électricité et de l'énergie ayant un poids plus important que celles du sucre ou des timbres. L'inflation peut entraîner une spirale des prix. Des prix plus élevés signifient que les consommateurs en ont moins pour leur argent. Ils exigent alors des salaires plus élevés pour pouvoir maintenir leur niveau de vie. Pour financer ces hausses de rémunérations, les entreprises augmentent alors leurs prix. Un cercle vicieux se met ainsi en place. 

D’avril 2021 à avril 2022, l’inflation a atteint 2,5% en Suisse, selon l’Office fédéral de la statistique (OFS). Toutefois, certains biens coûtent désormais massivement plus cher: environ 75,6% pour le mazout, 39,2% pour le gaz et 20% pour les voyages à forfait à l'étranger. À l’inverse, certains produits et services sont devenus moins chers, comme les agrumes, l'huile d'olive et les taxes sur les eaux usées.

La Suisse s'en sort bien 

La raison principale de la hausse des prix est la pandémie du Covid-19 et la guerre en Ukraine qui perturbent les chaînes d'approvisionnement. Mais pour de nombreuses entreprises, le renchérissement est aussi une occasion d'augmenter leurs bénéfices, selon l'Union syndicale suisse.

Avec un renchérissement annuel de 2,5%, la Suisse s'en sort bien. Aux États-Unis, il est de 8,3%, un niveau au plus haut depuis 40 ans, et dans la zone euro, il est en moyenne de 7,5%. En France, l’inflation a grimpé à 4,8% en avril sur un an, en Allemagne à 7,4%, aux Pays-Bas à 9,6%, en République tchèque à 14,2% et en Estonie à 19%, selon des chiffres officiels. 

Prévisions jusqu'à la fin de l'année

Le Centre de recherches conjoncturelles (KOF) de l'EPFZ part du principe, «dans le scénario favorable», que le prix du pétrole se stabilisera à 100 dollars le baril d'ici à la fin de l'année et qu'il n'y aura pas d'interruption de l'approvisionnement en gaz naturel. Dans le scénario négatif, nous risquons toutefois de nouvelles perturbations sur les chaînes d'approvisionnement et des prix encore plus élevés pour l'énergie et les denrées alimentaires.

«L'inflation restera à un niveau élevé au cours des prochains mois et s'affaiblira à nouveau vers la fin de l'année», prévoit le KOF. Jusqu'à la fin de l'année, il s'attend à une inflation moyenne d'environ 1,9%, et fin 2023, le renchérissement annuel devrait se situer autour de 0,7%.

(Marcel Urech/reg)

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