Parfum interdit ou pause WC limitée : Voici les règles les plus étranges dans les grandes entreprises
Publié

Parfum interdit ou pause WC limitée Voici les règles les plus étranges dans les grandes entreprises

Les employés de Google n'ont pas le droit de parler de politique et chez Apple, le mot «erreur» est interdit. Tour d’horizon de quelques règlements surprenants en vigueur à travers le monde.

Tesla a édicté des règles pour le moins originales. 

Tesla a édicté des règles pour le moins originales.

imago images/Xinhua

Les grandes entreprises peuvent avoir des règlements surprenants. En 2010, un document interne d’une quarantaine de pages d’UBS expliquait que les employés en contact avec la clientèle privée devaient notamment porter des sous-vêtements couleur chair, un costume toujours boutonné sans que la fente ne s’ouvre dans le dos et des chaussures dont les talons n’excèdent pas 7 centimètres. Révélé dans les médias, le projet avait rapidement été retiré. Mais des règles spécifiques sont toujours d’actualité dans certaines sociétés. Tour d’horizon et décryptage avec des experts en ressources humaines.

Quitter les séances

Elon Musk n'est pas un fan des réunions professionnelles, car il estime qu’elles sont pour la plupart inutiles. Le patron de Tesla demande donc que les employés quittent simplement les séances si leur présence n'est pas nécessaire. Une règle sévère qui peut s'avérer parfaitement logique car les réunions doivent être bien préparées et structurées, selon Michel Ganouchi, expert en ressources humaines. «Cela vaut également pour les participants.» Celui qui organise une réunion doit donc se demander qui doit être invité et pourquoi.

Ne pas parler politique

Chez Google, les employés ne sont plus autorisés à parler de questions politiques pendant les heures de travail. Cette règle vise à rétablir l'ordre au sein du géant du web, comme l'écrit «Business Insider». Car de telles discussions au sein de l'entreprise ont entraîné des divisions entre employés. Des sujets comme la politique ou même la religion peuvent être explosifs, relève Michel Ganouchi. «Cela peut empoisonner la culture de l'entreprise.» Mais attention, car les adultes n'aiment pas qu'on leur dise ce dont ils peuvent discuter. Une entreprise doit donc soigneusement peser les avantages et les inconvénients de ces directives.

Pas de mots négatifs

Les employés d'Apple doivent suivre des règles strictes lorsqu'ils parlent aux clients, comme le relève «Gizmodo». Les mots négatifs comme «panne», «problème» et «erreur» sont ainsi interdits. Les salariés ne sont pas non plus censés corriger ou contredire les clients. Michel Ganouchi peut comprendre ces règles: «Lorsque l'on a affaire à des clients, on peut susciter des réactions complètement différentes» si l’on utilise des formules appropriées ou non. Et cela «influence directement la perception que le client aura de l'entreprise.» En Suisse aussi, le personnel de vente est formé à cela depuis des décennies.

Parfum interdit

Celui qui se présente chez Tesla ne devrait pas porter de parfum, comme le note le magazine «Wired». Car le patron Elon Musk a un nez très sensible et réagit généralement de manière négative aux odeurs fortes. La sensibilité doit être de mise, surtout lorsqu'il s'agit d'odeurs, affirme Michel Ganouchi. «Nous devons faire attention aux sensibilités des autres.» Mais on peut se demander si une limite de tolérance zéro a un sens, remarque-t-il. Pour Matthias Mölleney, un autre expert en ressources humaines, il est bon de s'abstenir d'utiliser du parfum sur le lieu de travail, «car il y a des personnes qui sont allergiques aux odeurs intenses des parfums.»

Temps limité aux toilettes

La compagnie d'assurance norvégienne DNB réglemente le temps que ses employés passent aux toilettes. Après huit minutes, une alarme lumineuse se met à clignoter. Les syndicats norvégiens ont qualifié cette pratique de violation potentielle des droits humains. «Ce n'est pas du tout normal: il peut y avoir des raisons de santé pour un séjour prolongé aux toilettes, comme une inflammation intestinale chronique», explique Matthias Mölleney. Si les employés se réfugient aux toilettes pour faire une sorte de pause dans leur travail, c’est que l'entreprise devrait plutôt se pencher sur sa culture managériale et sur la charge de travail générale, estime-t-il.

Barbe à raser

Les employés de la ville d'Iseraki, au Japon, ne sont pas autorisés à se laisser pousser la barbe, car les fonctionnaires doivent avoir une apparence soignée, selon le gouvernement local. Des personnes se sont par ailleurs plaintes de l'apparence des employés barbus, relève «The Economic Times». La question de savoir si la barbe est autorisée ou non est principalement liée à des exigences d'hygiène et de sécurité: «Si elle devient un risque, vous devez l'interdire», explique Matthias Mölleney. Toutefois, en cas de réactions négatives des clients à l'égard des porteurs de barbe, une recommandation plutôt qu'une interdiction est plus judicieuse, estime l'expert en personnel.

(bsc/reg)

Ton opinion

81 commentaires
L'espace commentaires a été desactivé

Employé syndiqué oppresseur

08.04.2021, 18:26

De toute façon i li y a que moi qui décide de tout, je suis votre guide spirituel, un ami fidèle ,un frère

Ad. Miratif

08.04.2021, 16:27

Tout cela est plein de bon sens, notamment l'interdiction de parler politique (et religion). Au fil du temps, cela induit une véritable culture d'entreprise plus neutre. Une très bonne chose. On peut juste douter de la question de la barbe, mais une municipalité japonaise n'est pas Apple. Au passage, les policiers genevois avaient jusqu'à il y a peu de temps l'interdiction de garder la barbe, une interdiction napoléonienne si je ne m'abuse...

Ni pour ni contre mais pour

08.04.2021, 15:55

Dans la GRANDE NATION les mots grèves, absentéisme, droit de retrait et privilèges pour les fonctionnaires ne sont pas interdits. Pourtant il faudrait.