Actualisé 25.05.2018 à 16:44

UkraineVol MH17: «aucun fait» n'accuse la Russie

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a accusé les Pays-Bas de «spéculer à des fins politiques» sur le crash de l'avion de la Malaysia Airlines

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Un suspect ukrainien dans l'explosion du vol MH17 est retourné en Ukraine. Les Pays-Bas ont immédiatement demandé à la Russie l'extradition de cet homme soupçonné par les enquêteurs néerlandais d'avoir été impliqué dans le crash de l'avion. (2 décembre 2019)

Un suspect ukrainien dans l'explosion du vol MH17 est retourné en Ukraine. Les Pays-Bas ont immédiatement demandé à la Russie l'extradition de cet homme soupçonné par les enquêteurs néerlandais d'avoir été impliqué dans le crash de l'avion. (2 décembre 2019)

AFP/archive/photo d'illustration
Les dirigeants des 28 ont joint leurs voix jeudi à la pression internationale sur la Russie en l'exhortant à «coopérer pleinement» à l'enquête sur le crash du MH17. (Jeudi 21 juin 2019)

Les dirigeants des 28 ont joint leurs voix jeudi à la pression internationale sur la Russie en l'exhortant à «coopérer pleinement» à l'enquête sur le crash du MH17. (Jeudi 21 juin 2019)

AFP
L'équipe internationale d'investigation conjointe (Joint Investigation Team, JIT), conduite par les Pays-Bas et composée d'enquêteurs d'Australie, de Belgique, de Malaisie, des Pays-Bas et d'Ukraine, a dévoilé les «derniers développements de l'enquête» sur le crash. (Mercredi 19 juin 2019)

L'équipe internationale d'investigation conjointe (Joint Investigation Team, JIT), conduite par les Pays-Bas et composée d'enquêteurs d'Australie, de Belgique, de Malaisie, des Pays-Bas et d'Ukraine, a dévoilé les «derniers développements de l'enquête» sur le crash. (Mercredi 19 juin 2019)

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Les Pays-Bas n'ont présenté «aucun fait» permettant d'accuser la Russie et «spéculent (...) à des fins politiques» sur la catastrophe du vol MH17, abattu en 2014 au-dessus de l'Ukraine, a accusé vendredi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

Le ministre néerlandais des Affaires étrangères Stef Blok «ne m'a apporté aucune preuve» que le missile ayant abattu le vol MH17 appartenait à l'armée russe, a déclaré M. Lavrov, cité par les agences russes.

La 53e brigade anti-aérienne

«Si nos partenaires décident, quand on parle d'une terrible tragédie où des centaines de gens sont morts, de spéculer à des fins politiques, je les laisse avec leur conscience», a encore déclaré le chef de la diplomatie russe.

Jeudi, les enquêteurs internationaux ont affirmé que le Bouk-Telar (système de missile anti-aérien de conception soviétique) qui a abattu l'avion de la Malaysia Airlines reliant Amsterdam à Kuala Lumpur en juillet 2014 «provenait de la 53e brigade anti-aérienne basée à Koursk, en Russie».

«Une impression de déjà-vu»

Ces conclusions ont aussitôt été rejetées par l'armée et la diplomatie russe, celle-ci dénonçant des «accusations gratuites» visant à «discréditer» la Russie.

Les Pays-Bas et l'Australie tiennent la Russie pour responsable de la catastrophe du vol MH17 abattu par un missile au-dessus de l'Ukraine en 2014, a annoncé vendredi le gouvernement néerlandais, une déclaration qui pourrait ouvrir la voie à des poursuites judiciaires.

«Cela me rappelle beaucoup l'affaire Skripal, quand ils disaient que c'était hautement probable que ce soit la Russie (...) Cela donne une impression de déjà-vu», a précisé vendredi Sergueï Lavrov.

Pressions de l'UE et de l'OTAN

L'Union européenne (UE) et l'OTAN ont exhorté vendredi la Russie à «reconnaître sa responsabilité» dans la catastrophe du vol MH17 abattu par un missile au-dessus de l'Ukraine en 2014.

Dans un communiqué, la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, appelle la Fédération russe «à reconnaître sa responsabilité et à coopérer pleinement avec tous les efforts visant à établir l'imputabilité» de la destruction de l'avion de la compagnie Malaysia Airlines.

Dans un communiqué séparé, le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a lui aussi demandé à la Russie «d'accepter la responsabilité» de la catastrophe et de «coopérer pleinement» à l'enquête internationale. «Ceux qui sont responsables doivent rendre des comptes», a ajouté le chef de l'Alliance atlantique. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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