20.11.2020 à 08:59

Musique électroniqueVouipe est allé enregistrer l’énergie des barrages

Le Valaisan vient de lâcher l’album «Lichen», composé d’une manière plutôt surprenante. Explications.

von
Fabien Eckert
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Vouipe, ici à la Dixence, a  enregistré, entre autres, à l’extérieur des barrages.

Vouipe, ici à la Dixence, a enregistré, entre autres, à l’extérieur des barrages.

Xaveer Gheysens
Mais aussi dans leurs entrailles.

Mais aussi dans leurs entrailles.

Xaveer Gheysens
Xaveer Gheysens

Le trentenaire de Salvan (VS) a de la suite dans les idées. C’était lui qui avait pensé à mixer musique électronique et cor des Alpes, un mélange qui était devenu sa marque de fabrique. Pour «Lichen», son 5e disque, Vouipe a posé ses micros dans des barrages valaisans, aux sources du Rhin ou encore au bord de l’Atlantique. Il a ensuite composé dans un van transformé en studio mobile.

D’où vient cette idée?
J’ai toujours rêvé de m’immerger dans des lieux forts, où il y a un contraste entre la nature et la main de l’homme. J’ai essayé de capter leur énergie. Dans des barrages, il y a des sons très cool.

Comme quoi, par exemple?
A Salanfe, j’ai enregistré le bruit du funiculaire qui monte au barrage dans un tunnel creusé dans la montagne, des gouttes d’eau ruisselant sur des tôles ondulées ou des portes métalliques qui se ferment. À la Dixence, j’ai fait des rythmiques avec des baguettes sur des gaines électriques. À Émosson, je n’ai enregistré qu’à l’extérieur. J’ai tapé sur une barrière ou j’ai shooté dans un caillou qui roulait.

Et après, que faisiez-vous?
Ces sons, parfois anecdotiques, sont l’ossature et l’identité de mes titres. J’ai ensuite ajouté des couches, comme des synthés, des boîtes à rythme ou des instruments tels que le hang ou le didgeridoo. Contrairement aux a priori sur la musique électronique, je ne bosse qu’en analogique et seulement avec des sons naturels.

Sur «Back To Monte Palace», vous avez intégré des dialogues du film belge «Dikkenek».
C’est juste. J’étais en voyage de surf aux Açores avec un pote belge. Il y avait un vieil hôtel délabré où j’ai enregistré des pas sur des bris de verre. Vu que j’y étais avec un Belge, j’ai simplement trouvé drôle de faire un clin d’œil à la Belgique à travers ce film aux répliques cultes.

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