L’ex-otage franco-suisse arrive en France: L’ex-otage franco-suisse Sophie Pétronin est arrivée en France
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Villacoublay (F)L’ex-otage franco-suisse Sophie Pétronin est arrivée en France

L’avion transportant Sophie Pétronin s’est posé ce vendredi vers 12h45 au sud de Paris. L’ancienne captive au Mali a été accueillie par le président français Emmanuel Macron.

Sophie Pétronin est accueillie par ses proches et par le président français lors de sa sortie de l’avion à Villacoublay, au sud de Paris.

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Sophie Pétronin, qui était la dernière otage française dans le monde, est arrivée vendredi vers 12h45 en France, après sa libération au Mali et près de quatre années de détention aux mains de djihadistes présumés, a constaté un journaliste de l’AFP.

L’avion transportant l’ex-otage française, qui avait quitté vendredi matin le Mali, s’est posé vers 12h45 sur la base aérienne de Villacoublay, au sud de Paris. Après avoir descendu lentement les marches du Falcon, Sophie Pétronin, 75 ans, a échangé quelques mots avec le chef de l’État avant de tomber dans les bras de sa famille très émue, dont trois petits-fils.

Elle était accompagnée dans l’avion par son fils, un médecin et des diplomates. La septuagénaire et ses proches se sont ensuite rendus dans le salon d’honneur de la base aérienne avec Emmanuel Macron et le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

Le fils de Sophie Pétronin tombe dans les bras de sa mère à sa descente de l’avion à l’aéroport de Bamako, plus tôt dans la journée.

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«Sa libération est un immense soulagement. Aux autorités maliennes, merci. Le combat contre le terrorisme au Sahel se poursuit», a réagi dès jeudi soir le président Emmanuel Macron sur Twitter.

Sophie Pétronin a été libérée en même temps que deux Italiens, dont un prêtre, ainsi que l’homme politique malien Soumaïla Cissé.

Les retrouvailles entre la septuagénaire et son fils Sébastien Chadaud, qui s’est battu depuis le début de la captivité de sa mère pour qu’elle ne soit pas oubliée, ont eu lieu jeudi soir à l’aéroport de Bamako, où les otages ont fait une première étape.

«Tu étais là à mes côtés en me disant: "Tiens bon"», peut-on entendre Sophie Pétronin dire à son fils, sur une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

Les otages, aux mains du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), une alliance de groupes djihadistes affiliée à Al-Qaïda, ont été reçus à la présidence malienne, où ils sont apparus en bonne santé.

Leur libération parachève une opération dont la genèse, le déroulement mais aussi les implications pour le gouvernement de transition au Mali sont entourés de vastes zones d'ombre.

Elle a coïncidé avec la remise en liberté entre dimanche et mardi de plusieurs dizaines de prisonniers que des responsables maliens, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, ont présentés comme des djihadistes, mais dont l’identité et le profil n’ont pas été divulgués.

Après quatre jours d’informations, de rumeurs et de confusion, la présidence malienne a rompu jeudi soir le silence observé par les autorités de Bamako, mais aussi de Paris. Elle «confirme la libération de M. Soumaïla Cissé et Mme Sophie Pétronin. Les ex-otages sont en route pour Bamako», a-t-elle indiqué sur Twitter.

Embarqué à Tessalit

Sophie Pétronin et Soumaïla Cissé ont embarqué dans un avion à Tessalit, ville du vaste nord désertique proche de la frontière algérienne, avant de retrouver les leurs à Bamako.

Peu après le tweet de la présidence malienne, le gouvernement malien a également annoncé la libération des Italiens Nicola Chiacchio et Pier Luigi Maccalli. Jamais leurs noms n’étaient apparus jusqu’alors publiquement dans ces rumeurs et négociations de libération.

Singulièrement, le gouvernement a indiqué que la libération des quatre otages remontait à mardi. En fait, a ainsi déclaré Soumaïla Cissé aux médias, c’est même lundi que «nous avons été informés que nous (étions) libres».

Enlevée en décembre 2016

Sophie Pétronin avait été enlevée le 24 décembre 2016 à Gao (nord du Mali), où elle vivait et dirigeait depuis des années une organisation d’aide à l’enfance. «Pour le Mali, je vais prier, implorer les bénédictions et la miséricorde d’Allah, parce que je suis musulmane. Vous dites Sophie, mais c’est Mariam que vous avez devant vous», a-t-elle dit.

Prêtre italien, Pier Luigi Maccalli, installé depuis onze ans au Niger, avait été enlevé en 2018 à son domicile de Bamoanga (sud-ouest du Niger), proche du Burkina Faso.

Il est apparu pour la première fois dans une vidéo tournée en mars 2020, en compagnie d’un compatriote, Nicola Chiacchio, a indiqué un journal privé nigérien. Nicola Chiacchio, jusqu’alors inconnu, a été présenté par les médias comme un jeune homme ayant disparu dans le nord du Mali en février 2019 alors qu’il voyageait à vélo.

Quant à Soumaïla Cissé, 70 ans, figure de l’opposition malienne, il avait été enlevé le 25 mars alors qu’il faisait campagne pour les élections législatives dans la région de Tombouctou (nord-ouest).

(ATS/NXP)

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