Voyager en 1re sur un coup de tête, amendable?
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Voyager en 1re sur un coup de tête, amendable?

Se laisser tenter par le calme et le luxe lorsqu'on ne dispose que d'un ticket deuxième classe peut coûter cher.

Tim* est en colère. Le 5 juillet, lorsque sa copine et lui ont pris le train de Lausanne pour Vevey à minuit, ils ont préféré la 1ère classe à la seconde, mal fréquentée. Ces deux porteurs d'AG 2e classe étaient prêts à payer le surclassement. Ils ont reçu comme seule réponse du contrôleur une amende de 80 fr., identique à celle infligée à une personne sans billet.

Les étudiants s'étonnent. «Une précédente fois, nous avions pu payer un surclassement. Une autre fois, nous avions été priés de retourner en 2e. Vous agissez à la tête du client?» a lancé Tim par bravade. Le contrôleur a acquiescé. Aussi par provocation, sans doute. Est-ce vraiment la loi de la jungle? Explications des CFF.

Il faut distinguer les trains directs et ceux avec un autocontrôle. Dans les directs, tout est permis. Si vous vous sentez attiré par le luxe de la première, vous pouvez y aller et devrez vous acquitter du surclassement au passage du contrôleur, sans même payer de taxe. Dans les trains à autocontrôle, il n'y a théoriquement aucune souplesse. Si vous n'avez pas le billet adéquat, l'amende sera de 80 fr., plus le prix du surclassement.

«Le contrôleur peut toutefois demander, au cas par cas, à la personne de rejoindre la deuxième classe», explique Jean-Louis Scherz. Et quand celle-ci est bondée? «C'est uniquement sur la décision du responsable du train que les personnes peuvent se rendre en première classe, sans supplément», rappelle le porte-parole des CFF.

Carole Pantet

*prénom fictif

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