Genève: Warluzel aurait rudoyé un employé des HUG
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GenèveWarluzel aurait rudoyé un employé des HUG

Lorsqu'il était placé en détention provisoire au sein de l'unité carcérale de l'Hôpital cantonal, l'avocat genevois s'en serait pris à un aide-soignant. Il devra s'en expliquer devant le Ministère public.

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tpi/jef
Dominique Warluzel devra répondre d'accusations de violence ou menaces contre les autorités. (Photo: Capture d'écran RTS)

Dominique Warluzel devra répondre d'accusations de violence ou menaces contre les autorités. (Photo: Capture d'écran RTS)

photo: Kein Anbieter

A peine libéré et déjà suspecté d'un nouveau débordement. L'avocat Genevois Dominique Warluzel a été remis en liberté provisoire lundi dans le cadre d'une procédure pour tentative de meurtre ouverte contre lui. Il est accusé d'avoir fait feu avec un pistolet en direction d'une de ses employées, le 2 janvier dernier. Ce mercredi, le site tdg.ch annonce qu'il devra répondre, en plus, de violence ou menaces contre un employé de l'Etat, en l'occurrence un aide-soignant des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).

Les faits remontent au 4 février, pendant la détention préventive de Dominique Warluzel. Diminué par un double AVC, il avait été placé dans l'unité carcérale des HUG. C'est là qu'il aurait malmené l'aide-soignant. «Le Ministère public reproche à Dominique Warluzel d'avoir posé ses doigts sur la gorge du soignant en lui jetant: «Je vais m'occuper de ta carrière», explique à la «Tribune» l'avocat du prévenu, Me Pascal Maurer. Son client conteste cette version.

Dominique Warluzel est convoqué le 26 février prochain par le Ministère public pour s'expliquer. L'aide-soignant avait alerté la hiérarchie de l'hôpital qui avait à son tour envoyé un rapport à la direction de la prison de Champ-Dollon. Selon Me Jacques Barillon, qui défend l'ex-star du barreau, l'infirmier n'a pas déposé de plainte. Il était le seul habilité à le faire et «ne l'a pas souhaité». La direction de l'établissement carcéral, elle, a transmis un «rapport d'incident» au procureur Walther Cimino.

Les faits tels que qualifiés par le Ministère public sont poursuivis d'office. Me Jacques Barillon, qui dit réserver ses explications au procureur, parle pour sa part de non-événement.

Le Tribunal des mesures de contrainte, qui a accepté lundi de remettre en liberté l'avocat contre une caution de 200'000fr., était au courant de ces faits avant de prendre sa décision, assure la défense du prévenu.

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