Décret Trump: Washington a le memo des diplomates «dissidents»

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Décret TrumpWashington a le memo des diplomates «dissidents»

Le ministère américain des affaires étrangères a officiellement entre les mains un mémorandum de ses diplomates «dissidents». Ils seraient environ 900.

Les diplomates-ci dénoncent le décret anti-immigration du président Donald Trump.

«Nous avons reçu le mémo dissident», a annoncé mardi à des journalistes un cadre du département d'Etat à propos de ce texte signé par des centaines de diplomates et fonctionnaires du ministère contre l'ordonnance que Donald Trump a paraphée pour suspendre l'entrée aux Etats-Unis de ressortissants de sept pays musulmans et de réfugiés.

Bien que le département d'Etat soit en théorie passé sous le pavillon de l'administration Trump, beaucoup de ses diplomates ont transmis «un message par le canal dissident à propos du décret», avait confié lundi Mark Toner, porte-parole intérimaire de la diplomatie américaine.

Le «canal dissident» est un moyen de communication interne au ministère des affaires étrangères créé en 1971 durant la Guerre du Vietnam. Il permet aux agents de pouvoir «exprimer leurs opinions avec franchise et de manière confidentielle auprès de leur hiérarchie».

Environ 900 fonctionnaires du département d'Etat ont signé une note critiquant le décret, apprend-on mardi soir de source proche du dossier. Un responsable du département d'Etat a confirmé que ce mémorandum avait été soumis à la direction du département.

Dans ce mémorandum, dont une copie a été publiée lundi par le blog spécialisé Lawfare, les diplomates dénoncent «une politique qui ferme la porte à plus de 200 millions de voyageurs légitimes dans l'espoir d'empêcher une petite fraction d'utiliser le système des visas pour entrer aux Etats-Unis et s'en prendre aux Américains».

Cela «ne répondra pas à l'objectif d'un pays plus sûr», protestent les «dissidents». Mais leur colère n'a pas plu à la Maison Blanche qui leur a lancé un ultimatum: «Soit ils acceptent le programme, soit ils s'en vont», avait tonné lundi son porte-parole Sean Spicer. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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