Washington encourage les Albanais à accepter le plan Ahtisaari
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Washington encourage les Albanais à accepter le plan Ahtisaari

Le représentant américain aux négociations sur le Kosovo Frank Wisner a encouragé lundi les Kosovars albanais à accepter le plan de Martti Ahtisaari.

Belgrade exclut de son côté de discuter avant que son Parlement soit installé.

Frank Wisner a, certes, indiqué que les propositions du médiateur finlandais pourront être modifiées. Mais il a précisé que le résultat devrait satisfaire les Albanais de la province.

Le document de M. Ahtisaari «est entièrement ouvert à des modifications par le biais de discussions», a dit le représentant américain à Pristina après un entretien avec les négociateurs albanais du Kosovo. «Je doute que cela soit terriblement décevant pour vous (les Albanais)», a-t-il ajouté.

Accepter la réalité

Le président du Kosovo Fatmir Sejdiu a de son côté déclaré après sa rencontre avec M. Wisner que le Kosovo jouit «du soutien des Etats-Unis pour appliquer rapidement la volonté de la majorité» dans la province.

M. Wisner devait s'entretenir également avec le Premier ministre kosovar Agim Ceku qui appelé, dans une interview au quotidien serbe Glas Javnosti, les Serbes de la province à accepter la réalité et à bâtir avec les autorités du Kosovo un nouvel avenir.

Visite à Moscou

Washington estime que le plan Ahtisaari est une «excellente proposition qui mérite un soutien», a réitéré M. Wisner. Celui-ci se rendra prochainement à Moscou pour s'entretenir des divergences de vues sur le dossier kosovar avec les dirigeants russes.

«Avec nos amis à Moscou nous avons commencé à diriger ce dossier vers sa conclusion. Notre intention est de terminer ensemble ce travail dans un esprit de coopération», a-t-il déclaré.

La Russie, proche alliée de Belgrade, a exprimé samedi ses réticences sur les propositions de l'ONU pour le nouveau statut du Kosovo et souligné ses divergences avec les Etats-Unis. Un plan ne doit pas comporter de solution «inacceptable» pour Belgrade ou Pristina, a souligné le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Gel à Belgrade

M. Wisner doit se rendre à Belgrade mardi pour y rencontrer les principaux dirigeants serbes qui rejettent l'idée d'un Kosovo indépendant.

Les autorités serbes ont toutefois exclu lundi de participer à de nouvelles discussions sur le statut de la province tant que le Parlement issu des législatives de janvier n'aura pas été installé, a rapporté l'agence Tanjug.

Cette décision a été prise après une réunion des chefs des principaux partis serbes, convoqués à l'initiative du président Boris Tadic. La formation d'un nouveau gouvernement fait l'objet de difficiles discussions entre les partis démocratiques.

La France a de son côté appelé Belgrade à participer aux prochaines négociations sur le Kosovo prévues à Vienne à partir du 13 février. (ats)

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