Etats-Unis: Washington ferme l'ambassade syrienne
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Etats-UnisWashington ferme l'ambassade syrienne

Le Ministère syrien des affaires étrangères dénonce une décision «arbitraire» et «illégale», tandis que Moscou tire ses propres conclusions.

«Il s'agit d'une mesure arbitraire et illégale, qui viole clairement la convention de Vienne» régissant les relations diplomatiques, a réagi le ministère dans un communiqué, déplorant qu'à «la fin de la mission des diplomates syriens accrédités, Washington n'a pas autorisé leurs remplaçants à rejoindre leurs postes».

De son côté, la diplomatie russe estime que Washington abandonne de facto son rôle de «co-sponsor» d'un règlement politique en Syrie.

«Nos partenaires américains se privent eux-mêmes en substance du rôle de co-sponsor du processus de règlement politique en Syrie, et font volontairement ou non le jeu de l'opposition radicale syrienne dans les rangs de laquelle se battent des terroristes liés à al-Qaïda», a déclaré le Ministère russe des affaires étrangères, cité par l'agence Interfax.

Le Gouvernement américain a fait fermer mardi l'ambassade et les consulats de Syrie aux Etats-Unis. Il a exigé que leurs employés quittent le territoire américain, invoquant les «atrocités» commises depuis trois ans par le régime de Damas.

Une décision lourde de conséquences

«La décision de la partie américaine ne peut que susciter préoccupation et déception», a ajouté la diplomatie russe.

«Elle va à l'encontre des accords conclus précédemment par Moscou et Washington pour oeuvrer ensemble à une issue pacifique dans la crise syrienne sur la base du communiqué de Genève du 30 juin 2012», a ajouté le ministère.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait appelé la semaine dernière Moscou et Washington à réactiver les négociations de Genève entre le régime syrien et l'opposition armée, à l'occasion du troisième anniversaire du début du conflit en Syrie.

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a par ailleurs estimé que les vives tensions apparues entre Russes et Occidentaux à propos de l'Ukraine risquaient d'entraver la coopération sur la Syrie. (afp)

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