Crise: Washington minimise la menace russe sur le gaz
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CriseWashington minimise la menace russe sur le gaz

Gazprom dit vouloir interrompre ses exportations de gaz vers l'Ukraine et affecter ainsi l'Europe de l'ouest.

par
lgü

«La situation du gaz naturel liquéfié en Europe et en Ukraine est que (les stocks) sont au-dessus du niveau normal», a assuré le porte-parole adjoint du président Barack Obama, Josh Earnest. «La raison est que contrairement à l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Ukraine ont eu un hiver relativement doux. Donc il n'y a pas de preuve à l'heure actuelle qu'il existe un risque de pénurie de gaz naturel dans la région», a poursuivi M. Earnest lors d'un point de presse dans Air Force One.

Le géant public russe Gazprom a menacé vendredi l'Ukraine d'interrompre ses exportations de gaz en raison d'impayés de 1,89 milliard de dollars. Ce fut déjà le cas pendant l'hiver 2009, quand des coupures avaient perturbé l'approvisionnement de pays européens.

«la Russie dépend de ses exportations de gaz»

«Soit l'Ukraine règle ses arriérés, soit il y a un risque de revenir à la situation de début 2009», avait mis en garde le patron de Gazprom, Alexeï Miller, cité par les agences russes. Une coupure de gaz punirait le nouveau gouvernement ukrainien pro-occidental arrivé au pouvoir à Kiev après la destitution du président pro-russe Viktor Ianoukovitch, qui pour Moscou est le chef de l'Etat «légitime».

«La Russie se vante d'être un fournisseur fiable de gaz naturel et d'autres sources d'énergie dans le monde entier. Couper le gaz menacerait cette réputation, pas seulement aux yeux de l'Ukraine et de l'Europe, mais dans le monde entier», a assuré M. Earnest.

Ce dernier a aussi fait remarquer que «la Russie dépend de ses exportations de gaz naturel et d'autres sources d'énergie (...) qui lui rapportent actuellement environ 50 milliards de dollars par an. Mettre fin à ce genre de relation avec l'Europe aurait aussi des conséquences financières pour la Russie», a-t-il conclu.

«Positions coordonnées»

Le président américain Barack Obama a en outre salué vendredi les «positions coordonnées» de l'Union européenne et des Etats-Unis face à la Russie dans la crise ukrainienne au cours d'une conversation téléphonique avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Barack Obama et Angela Merkel sont tombés d'accord «sur la nécessité pour la Russie de retirer ses forces, d'autoriser le déploiement d'observateurs internationaux et de contrôleurs des droits de l'homme en Crimée et de soutenir des élections libres et justes en mai», selon un communiqué de la Maison Blanche.

«Ils ont évoque la nécessité pour la Russie d'accepter rapidement la formation d'un groupe de contact qui mènera le dialogue entre l'Ukraine et la Russie pour une désescalade de la situation», poursuit la Maison Blanche. (lgü/ats)

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