Crise en Ukraine: Washington sanctionne, Moscou menace

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Crise en UkraineWashington sanctionne, Moscou menace

Les «sanctions anti-russes illégitimes» prises par les Etats-Unis auront pour Washington des conséquences «très concrètes», a fait savoir mercredi le ministère russe des Affaires étrangères.

Les Etats-Unis et l'Union européenne ont annoncé mardi de nouvelles sanctions contre Moscou, les plus importantes décrétées contre la Russie depuis la fin de la Guerre froide, en raison de son implication dans la guerre en Ukraine.

«Les conséquences pour Washington de cette politique destructive et à courte vue vont être très concrètes», a assuré le ministère dans une première réaction aux pénalités américaines. Il dénonce «les sanctions anti-russes tirées par les cheveux et illégitimes» des Etat-Unis. Washington tente ainsi «d'échapper à ses responsabilités dans le développement tragique de la situation en Ukraine», poursuit le communiqué de la diplomatie russe. Le ministère accuse également les Etats-Unis de vouloir punir Moscou pour «sa politique indépendante et perturbante pour Washington».

Des retombées pour l'UE

Le ministère russe des Affaires étrangères a également dénoncé les «sanctions anti-russes» adoptées par Bruxelles et accusé l'Union européenne de mener «une politique dictée par Washington». «La politique de l'UE ne se fonde plus aujourd'hui sur des faits vérifiés, mais elle est dictée par Washington», déclare le ministère dans un communiqué, en estimant que ces «sanctions anti-russes» témoignent «de l'incapacité de l'UE à jouer un rôle autonome dans les affaires mondiales». Elles vont «inéluctablement avoir pour résultat une hausse des prix sur le marché de l'énergie en Europe», a ajouté la diplomatie russe.

«Mettre des obstacles à la coopération avec la Russie dans le domaine énergétique» constitue «une mesure irréfléchie et irresponsable», a estimé le ministère.

Russes pas inquiets

En Russie, la majorité des citoyens ne s'inquiètent pas des sanctions américaines et européennes, selon un sondage publié mercredi par le centre indépendant Levada.

Ainsi, 58% des Russes disent «ne pas s'inquiéter» de «l'isolation du pays sur la scène internationale», tandis que 61% réagissent de la même manière aux sanctions économiques et politiques prises contre le pays. Le sondage a été réalisé du 18 au 21 juillet auprès de 1600 habitants de 134 villes et villages de Russie.

(ats/afp)

La Norvège déterminée à se joindre aux sanctions contre la Russie

La Norvège, qui entretient des liens économiques étroits avec la Russie notamment dans le domaine énergétique, a annoncé mercredi son intention de se joindre aux sanctions décidées la veille par l'Union européenne à l'encontre de Moscou.

«Dans une telle situation, nous devons réagir», a déclaré le chef de la diplomatie norvégienne, Boerge Brende, dans un communiqué.

Acteur important du secteur énergétique et coopérant à ce titre avec son voisin russe, le pays scandinave -qui n'est pas membre de l'UE- va «étudier de près les mesures» prises par les 28 et consulter le Parlement en vue de s'en inspirer, a précisé M. Brende.

Selon l'agence de presse norvégienne NTB, une telle initiative est assurée de recueillir un large soutien parmi les députés.

La compagnie pétrolière Statoil a notamment noué un partenariat stratégique avec la russe Rosneft portant sur la prospection commune d'hydrocarbures dans l'Arctique et en Extrême-Orient.

La Russie est aussi l'un des principaux débouchés pour les exportations de poisson norvégien et le fonds de pension public norvégien, le plus important fonds souverain au monde, détenait fin 2013 quelque 45 milliards de couronnes (5,4 milliards d'euros) d'actifs russes.

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