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US OpenWawrinka a rendez-vous avec Djokovic en finale

Après l'Open d'Australie 2014 et Roland-Garros 2015, le Vaudois s'est offert sa troisième finale en Grand Chelem.

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nxp/ats
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Stan Wawrinka sera exempté du premier tour du tournoi ATP de Brisbane, en janvier 2017. (Samedi 31 décembre 2016)

Stan Wawrinka sera exempté du premier tour du tournoi ATP de Brisbane, en janvier 2017. (Samedi 31 décembre 2016)

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Londres, Royaume-Uni
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Pour la première fois en quatre ans, Stan Wawrinka ne verra pas les demi-finales à Londres (Vendredi 18 novembre 2016).

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Londres, Royaume-Uni
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Stan Wawrinka s'est totalement relancé dans la course à la qualification pour les demi-finales en battant Marin Cilic (Mercredi 16 novembre 2016).

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Encore une fois, l'histoire du tennis suisse est en marche. Stan Wawrinka s'est qualifié pour la finale de l'US Open en écartant Kei Nishikori, battu à l'usure (4-6 7-5 6-4 6-2).

Après l'Open d'Australie 2014 et Roland-Garros 2015, le Vaudois s'est offert le droit de disputer sa troisième finale en Grand Chelem. Il y affrontera dimanche (dès 22h en Suisse) son «meilleur ennemi» Novak Djokovic, tombeur de Gaël Monfils dans la première demi-finale.

Cette place en finale, Stan Wawrinka est allé la chercher en usant Kei Nishikori, comme cela avait déjà été le cas au tour précédent contre Juan Martin Del Potro. Toujours aussi solide, tant physiquement que mentalement, le Vaudois a su attendre son heure face à Japonais.

Brillant par moments

Dominé pendant trois quarts d'heure, au point d'être mené 2-0 dans la deuxième manche par un excellent Nishikori, Stan Wawrinka a ensuite, peu à peu, pris le dessus dans la touffeur de la nuit new-yorkaise. Cela n'a jamais été très net, tant le Japonais a l'art de s'accrocher, même quand il semble au fond du trou. Sa ténacité s'est toutefois avérée vaine face à un tel Wawrinka, bien décidé à ne pas laisser filer sa chance.

Très appliqué, brillant par moments, le Vaudois a mérité sa qualification. Il a écarté le danger quand il le fallait, à l'image de cette balle de break à 4-4 dans la troisième manche, sauvée au terme d'une rude bataille en fond de court. Il a aussi su faire mal à son adversaire au bon moment, en décochant par exemple ce puissant revers qui lui a offert le break décisif à 3-2 dans le dernier set.

Le joueur de St-Barthélemy s'est finalement imposé après 3h03 d'une partie qui s'est conclue sous le toit, la pluie s'étant mise à tomber dans la troisième manche.

L'homme des finales

Voilà donc Stan Wawrinka en finale. Et ça tombe bien, le Vaudois est un homme de finale! Il en a disputé deux en Grand Chelem, pour autant de victoires. C'est même à ce stade de la compétition, quand beaucoup d'autres ont tendance à se liquéfier, que le Vaudois a atteint les sommets. Qui a oublié sa démonstration contre Rafael Nadal - certes diminué par une blessure au dos - à Melbourne en 2014? Et qui a oublié son état de grâce face à Novak Djokovic à Roland-Garros en 2015?

Si l'on ajoute les autres tournois du circuit, le Vaudois reste même sur un impressionnant 10 sur 10 en finale. Et son dernier échec en finale, en juin 2013 à Bois-le-Duc contre Nicolas Mahut, date d'une autre époque, d'une période où Wawrinka n'était pas encore ce qu'il est aujourd'hui: un homme de grand rendez-vous.

De grand rendez-vous, il en sera encore question dimanche en finale. Stan Wawrinka affrontera Novak Djokovic, le joueur contre qui il a livré ses plus matches les plus mémorables. Il y a eu bien sûr la finale de Roland-Garros, mais aussi ces deux parties homériques en 2013 à Melbourne (8e de finale) et New York (demi-finale), où le Serbe s'était imposé à chaque fois en cinq manches.

C'est la preuve que les deux hommes sont souvent très proches en Grand Chelem, alors que le joueur de Belgrade est généralement bien supérieur dans les tournois «normaux» (19-4 en tout dans les face-à-face).

Une finale indécise

Qu'en sera-t-il dimanche? Le match s'annonce très ouvert. Novak Djokovic est certes no 1 mondial, et son parcours de la quinzaine n'a été qu'une formalité, entre adversaires blessés (Vesely, Youzhny, Tsonga) ou à côté de leurs pompes (Monfils). Mais le Serbe ne semble pas au mieux physiquement, lui qui s'est fait soigner à quasiment chacun de ses matches (avant-bras, épaules).

Stan Wawrinka, lui, a beaucoup joué depuis son arrivée à New York. Il s'est même parfois fait très peur, à l'image de cette balle de match sauvée au 3e tour contre Daniel Evans. Reste que le Vaudois n'en finit plus de monter en puissance. Et comme il n'a encore jamais déçu en finale de Grand Chelem, les rêves les plus fous sont possibles.

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