Actualisé 14.01.2014 à 07:36

Tennis

Wawrinka: «Bien trop tôt pour penser à Djokovic»

Deux heures et demie à s'entraîner avec Rafael Nadal en plein soleil sur la Rod Laver Arena: Stanislas Wawrinka a mis vendredi un point final à sa préparation pour l'Open d'Australie.

«Nous avions tous les deux besoin d'une séance aussi intensive, explique le Vaudois. Nous nous sommes vraiment livrés...» C'est en sortant du court que Wawrinka a découvert le tableau de l'Open d'Australie. A Melbourne, il est classé pour la première fois tête de série no 8 d'un tournoi du Grand Chelem. Il possède ainsi l'assurance de ne pas rencontrer un joueur mieux classé avant les quarts de finale.

Un stade de la compétition qui, théoriquement, lui proposera de belles retrouvailles avec Novak Djokovic. «Penser déjà aujourd'hui à un tel match est le meilleur moyen de se faire sortir au premier tour... Il est bien trop tôt pour évoquer les quarts de finale», explique Wawrinka, qui sera opposé à un homme qu'il juge «dangereux» au premier tour en la personne du Kazakh Andrey Golubev (ATP 84).

«Il m'a déjà battu (ndlr: à Cincinnati en 2011). Il est imprévisible. Dans un bon jour, il peut vraiment inquiéter les meilleurs, lâche-t-il. Je n'oublie pas qu'il possède un titre en ATP 500 avec sa victoire à Hambourg en 2010. Mais je sais aussi que j'aurais pu tomber beaucoup plus mal, sur Tomic ou Hewitt...»

En enlevant dimanche dernier à Chennaï le cinquième titre de sa carrière, Stanislas Wawrinka a atteint l'un de ses objectifs de l'année. «Gagner un tournoi est toujours particulier. Ce n'est pas toutes les semaines où vous quittez un tournoi avec la coupe du vainqueur, lâche-t-il. Même s'il ne s'agissait que d'un ATP 250, la joie est toujours aussi grande.»

Ce titre le conforte bien sûr dans ses certitudes. «Je sais très bien que mon année 2013 fut très belle. Mais en tennis, les compteurs sont remis à zéro chaque fois en janvier, poursuit-il. Et je ne suis pas assez fort pour ne miser que sur les tournois du Grand Chelem. Ma saison, je la construis sur ma régularité, sur ma faculté de battre les joueurs qui sont derrière moi au classement.»

Même si tous les observateurs le considèrent cette fois comme un véritable outsider, Stanislas Wawrinka refuse de bomber le torse. «Que veut dire le terme d'outsider en tennis ? Je ne suis pas devenu le joueur que l'on sort tout à coup et dont on veut faire croire qu'il peut gagner l'Australie», glisse-t-il.

Cette prudence dans son discours s'explique aisément par l'extrême difficulté de sortir de l'ombre de Nadal et de Djokovic. «Nadal va affronter Tomic au premier tour. Sur un court qui est plus rapide cette année et qui le dessert donc en principe. Mais je ne me fais aucun souci pour lui. A l'arrivée, il gagne toujours !» Il est payé pour le savoir. En 2013, il a perdu les quatre matches qu'il a livrés contre le Majorquin. Il présente un bilan identique avec Novak Djokovic. Mais dans un coin de sa tête, il veut croire que la donne peut changer cette année. (ats)

Titre promis à Serena Williams

A la recherche d'une victoire à Melbourne depuis 2010, Serena Williams a une occasion en or de prendre l'avantage sur... Roger Federer. Si elle s'impose cette année en Australie, l'Américaine remportera son dix-huitième tournoi du Grand Chelem. Diminuée physiquement lors de ses deux dernières apparitions à Melbourne - elle fut battue en huitième de finale en 2012 par Elena Makarova et en quart de finale en 2013 par Sloane Stephens -, la cadette des Williams est cette fois en pleine possession de ses moyens. Victorieuse samedi dernier du tournoi de Brisbane après s'être imposée devant Maria Sharapova et Victoria Azarenka, ses deux grandes rivales, elle aborde cette quinzaine avec l'assurance que sa puissance et sa soif de victoire la conduiront vers un nouveau sacre.

Seule Suissesse admise directement dans le tableau principal, Stefanie Vögele (WTA 44) affrontera la Française Kristina Mladenovic (WTA 54) au premier tour. Quart de finaliste à Brisbane où elle a pris un set à Victoria Azarenka, l'Argovienne entend franchir un cap à bientôt 24 ans. En attendant l'éclosion de Belinda Bencic, elle doit s'imposer contre l'indiscutable no 1 du pays. Elle en a largement les moyens.

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