Monte-Carlo: Wawrinka est «motivé» avant la terre battue
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Monte-CarloWawrinka est «motivé» avant la terre battue

Le Vaudois entrera en lice mercredi face à Philipp Kohlschreiber (ATP 28) ou Borna Coric (ATP 42).

Stan Wawrinka le concède. Sa tournée américaine fut «mauvaise».

Stan Wawrinka le concède. Sa tournée américaine fut «mauvaise».

photo: Keystone

«Mon début d'année: je dirai moyen-bon...» En bon Vaudois, Stan Wawrinka se montre presque «déçu en bien» de sa première partie de l'exercice 2016.

Deux titres, à Chennai et à Dubaï, un huitième de finale de l'Open d'Australie perdu en cinq sets contre Milos Raonic qu'il n'a pas abordé à armes égales en raison du virus qui l'avait frappé juste avant le début de la quinzaine, et une tournée américaine une fois encore décevante: le Champion de Roland-Garros a alterné le chaud et le froid pour figurer avant les trois coups de la saison sur terre battue à la sixième place de la Race.

Il rappelle que l'objectif majeur de l'année, son fil conducteur en quelque sorte, demeure une quatrième qualification pour le Masters de Londres. Aujourd'hui, il est dans les temps avec cette sixième place, à 15 points derrière le Champion de Gstaad Dominic Thiem et à 35 points devant Roberto Bautista Agut.

«Il n'y a rien de plus beau pour un joueur de tennis que de gagner un titre. Je suis ravi d'avoir pu le faire à Chennaï puis à Dubaï. Mais il y a de l'autre côté cette tournée américaine qui fut mauvaise, lance-t-il. Toutefois, je ne pense pas avoir perdu mon temps en Californie et en Floride. J'ai eu le loisir de bien travailler mon jeu. Cela va payer.»

Extrême rigueur

Il espère bien recueillir dès cette semaine sur la terre battue de Monte-Carlo les fruits de son labeur. Titré en 2014 après sa victoire en finale devant Roger Federer mais éliminé en huitième de finale l'an dernier après un «non-match» contre Grigor Dimitrov, le Vaudois a l'art de rendre tout pronostic impossible.

Il entrera en lice mercredi face au vainqueur de la rencontre entre Philipp Kohlschreiber (ATP 28) et Borna Coric (ATP 42), finaliste dimanche à Marrakech. Contrairement aux tournois du Grand Chelem, les Masters 1000 vous obligent à jouer d'entrée de jeu très vite très bien. Ils ne laissent que très rarement le temps aux joueurs au bénéfice d'un «bye» au premier tour de prendre leurs marques.

Stan Wawrinka est donc averti: il devra témoigner d'une extrême rigueur mercredi autant face au «vétéran» allemand que devant le prodige croate. Comme Roger Federer, Stan Wawrinka est arrivé très tôt en Principauté. «Je suis content de revenir sur terre battue, explique-t-il. La saison sur terre battue est très courte. Je suis très motivé. Heureux aussi à la perspective de retrouver Paris dans un mois et demi. Là où j'ai tant de beaux souvenirs. Que j'espère garder le plus longtemps possible».

Les souvenirs, bien sûr, lumineux de sa finale victorieuse face à Novak Djokovic. Il n'a toujours pas revu l'intégralité de ce match «historique» du 7 juin 2015. Mais seulement des extraits. «Cela rappelle de grandes émotions, glisse-t-il. Je dois avouer que je jouais bien au tennis...»

Nouveau short

On se souvient aussi qu'il avait, l'an dernier, porté ce fameux short à carreau que Judy Murray avait comparé à une «nappe». Que la mère d'Andy et de Jamie se rassure: Stan Wawrinka arborera un nouveau modèle cette année. «Comme toutes les marques, Yonex change de gamme chaque année», souligne-t-il.

A défaut de porter le même short, Stan Wawrinka espère témoigner à Roland-Garros du même tranchant qu'en 2015 pour réussir à nouveau l'impossible exploit de barrer la route à Novak Djokovic. «Il est évident que Novak est au-dessus des autres. Cela fait déjà un certain temps qu'il est là, lâche-t-il. Bien devant tout le monde.» La grande «malchance» du Serbe fut toutefois de tomber ce fameux 7 juin 2015 sur un adversaire en état de grâce.

Pour le retrouver, Stan Wawrinka paiera de sa personne ce printemps sur les courts. Il est avec Rafael Nadal le seul prétendant au titre à Roland-Garros qui jouera quatre tournois sur terre battue avant le rendez-vous suprême de Roland-Garros. Si Rafael Nadal a ajouté «son» tournoi de Barcelone au triptyque Monte-Carlo, Madrid et Rome, Stan Wawrinka s'alignera, comme l'an dernier, à Genève la semaine qui précédera Paris.

Rejoindre la ville lumière au tout dernier moment est un choix très sage. Surtout s'il vient du premier vainqueur francophone de Roland-Garros depuis trente-deux ans. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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