Tennis: Wawrinka: «J'ai besoin de mettre le paquet»
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TennisWawrinka: «J'ai besoin de mettre le paquet»

Stanislas Wawrinka était présent à Bienne à l'occasion de la conférence de presse de fin d'année organisée par Swiss Tennis.

«J'ai besoin de mettre le paquet à cette période», confie le no 2 helvétique, en pleine préparation pour la saison 2013.

«C'est en travaillant que je me suis construit une carrière et que je suis arrivé là où je me trouve. C'est seulement comme cela que je peux progresser», précise le 17e joueur mondial, qui s'offrira une courte pause à l'occasion des fêtes de Noël avant de s'envoler pour Chennai le 27 décembre.

«J'en suis à quatre semaines et demi de préparation, explique le Vaudois. Pendant les deux premières semaines, je consacre 80 à 90 % du temps au physique et le reste au tennis, après une mise en jambes d'un ou deux jours. Cela représente entre trois et quatre heures et demie de travail physique par jour, à raison de deux séances quotidiennes.»

«Pendant la troisième semaine, c'est du 50-50 entre le physique et le tennis. Je consacre ensuite 80 à 90 % de mon temps au tennis pendant les deux dernières semaines», souligne encore Stanislas Wawrinka, pas peu fier des progrès accomplis en compagnie de son préparateur physique Pierre Paganini. «J'ai toujours possédé une bonne endurance et de la puissance. Mais au début de ma carrière, j'étais lourdeau. Je n'avais aucune coordination. C'était vraiment l'un de mes points faibles», rigole le champion olympique 2008 de double.

«Je recharge mes batteries»

Serait-il désormais capable de gérer seul cette période de préparation physique ? «Je n'y parviendrais pas sans lui. Il programme tout du début à la fin. Il sait exactement d'où l'on part, et quel chemin emprunter pour atteindre notre but», assure Stanislas Wawrinka, qui avoue apprécier ce mois de décembre si particulier. «J'aime la routine et le rythme du mois de décembre. Je sais que je rentre tous les jours chez moi, alors que la vie sur le circuit n'a parfois aucun sens», concède-t-il.

«Je recharge mes batteries pendant cette période», assure même le champion junior de Roland-Garros 2003. «Les vacances que j'ai prises après le Masters 1000 de Paris-Bercy m'ont fait du bien. Mais j'aime ce travail de préparation. J'aime pousser mon corps vers ses limites. J'ai reçu des propositions pour disputer des exhibitions. Mais un tel choix ne m'aurait pas permis de faire un véritable bloc de préparation physique», qui s'entraîne essentiellement à Romanel-sur-Lausanne et à Genève en compagnie de Severin Lüthi.

«Seve est concrètement mon coach à temps partiel depuis le mois de mars. C'est même à temps complet actuellement. Il m'a énormément aidé», tient à préciser Stanislas Wawrinka, qui travaille essentiellement son coup droit durant l'intersaison. «Nous travaillons sur des détails, comme le timing. Le but est de toujours avancer sur le terrain, car tu es obligé de prendre les devants lorsque tu affrontes les meilleurs. Je dois habituer mon cerveau afin que cette attitude devienne naturelle.»

«Gagner un nouveau titre»

Stanislas Wawrinka ne se fixe pas d'objectif précis pour l'année à venir. «Si mon jeu est en place, le classement suivra forcément», lâche le Vaudois, qui devrait disputer trois ou quatre tournois de plus en 2013. Quels cadeaux tennistiques souhaiterait-il retrouver sous son sapin de Noël ? «J'aimerais tout d'abord gagner un nouveau titre. Je souhaiterais également remporter le 1er tour de Coupe Davis (à Genève face à la République tchèque du 1er au 3 février). Enfin, j'aimerais terminer une année dans le top 10», glisse-t-il.

Une demi-finale de Grand Chelem ne constitue donc pas un rêve ? «Je me suis souvent posé cette question. Je préfère finir une saison parmi les dix meilleurs plutôt que de disputer une demi-finale en Grand Chelem. J'ai déjà figuré dans le top 10, mais conclure une année en faisant partie des dix meilleurs, c'est un aboutissement. Plus qu'une demi-finale de Grand Chelem. Ce serait quelque chose d'incroyable, mais cela reste un coup», explique-t-il.

Le cadeau le plus difficile à obtenir pourrait bien être ce succès en Coupe Davis, Roger Federer ayant «99,9 % de chances de renoncer» au match face aux tenants du titre selon les propos du vice-président de Swiss Tennis Erik Keller. «Malheureusement, je pense que le 1 % de chances de voir Roger disputer cette rencontre n'existe pas. Pour moi, la Coupe Davis demeure un mystère dans sa programmation. On n'a jamais de certitude concernant sa participation, alors que tout le reste est minutieusement planifié», regrette-t-il.

«Mais soyons clairs, je préférerais que Roger vienne et que l'on gagne face aux Tchèques. Je dispute la Coupe Davis depuis huit ans, et cela a toujours été un événement très important à mes yeux. Je m'investis énormément, et pas seulement en jouant les matches. Malheureusement, nous n'avons pas obtenu de grands résultats et avons dû disputer de nombreux barrages. J'aimerais pouvoir avancer dans le tableau. Une victoire constituerait une belle récompense», conclut-il (ats)

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