Open d'Australie: Wawrinka: «Novak s'est battu comme un chien»
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Open d'AustralieWawrinka: «Novak s'est battu comme un chien»

Après avoir quitté le court en larme, Stanislas Wawrinka était partagé entre deux sentiments: la terrible amertume de la défaite mais aussi la fierté d'avoir joué un match d'anthologie.

«J'ai livré le match le plus abouti de ma carrière. Sur le plan du jeu et sur le plan mental, explique-t-il. Je me suis battu contre lui. Contre moi aussi. J'ai compris que je dois être plus dur envers moi pour réussir». Pousser le no 1 mondial aussi loin sur la Rod Laver Arena en «Night Session» restera à jamais comme l'un des grands moments de sa carrière. «J'ai profité de chaque instant, poursuit-il. Ce fut vraiment un match de dingues. Mais J'aurais voulu écrire l'histoire en le gagnant!».

Un match qu'il n'a pas gagné, en raison avant tout de la bravoure de son adversaire. «Il est toujours là. Il s'est battu comme un chien», lâche-t-il. Djokovic a su laisser passer l'orage, cette première heure de match qui fut dominée outrageusement par Stanislas Wawrinka. «Je ne surjouais pas. Je faisais tout simplement ce que je devais faire, explique-t-il. Mais je savais très bien qu'il faudrait un miracle pour que Djokovic perde en trois petits sets dans un tournoi du Grand Chelem. Je ne crois pas que l'affaire aurait été pliée si j'avais mené deux manches à rien».

Toutefois, ce manque de résolution à l'instant de conclure le deuxième set a pesé très lourd dans la balance. Stanislas Wawrinka a même donné l'impression de lâcher prise avant de revenir dans le match avec un rare brio dans la quatrième manche. «Dans une rencontre en cinq sets, vous avez plusieurs vies, dit-il. Au cinquième, j'ai eu mes chances. Je lui prends d'entrée son service et je me retrouve ensuite avec quatre balles de break à 4-4...»

Le Vaudois a eu l'élégance de ne pas fustiger l'arbitrage avec cette erreur de jugement qui lui a coûté très cher lors de ce huitième jeu. «Dans un tel match, il est inévitable que des décisions se retournent contre vous», glisse-t-il. Mais s'il étudie un jour la vidéo de cette partie, il verra bien que son retour de service touche la ligne. Et qu'il aurait dû servir pour le match contre le maître des lieux. (ats)

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