Tournoi de Gstaad: Wawrinka s'incline en deux sets
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Tournoi de GstaadWawrinka s'incline en deux sets

Stanislas Wawrinka s'est incliné en 8e de finale du tournoi de Gstaad face face au Français Paul-Henri Mathieu. Le Vaudois a perdu les deux fois au tie-break.

Grosse déception pour le Vaudois.

Grosse déception pour le Vaudois.

Le cauchemar continue pour Stanislas Wawrinka à Gstaad dans «son tournoi». Paralysé par la peur de mal faire, il a sans doute livré l'un de ses pires matches de l'année. Tête de série no 3 du tableau, le Vaudois est tombé d'entrée de jeu, battu 7-6 (7/3) 7-6 (10/8) par Paul-Henri Mathieu (ATP 172) qu'il rencontrait pour la première fois. Wawrinka a commis trop d'erreurs directes pour mériter un meilleur sort.

Malgré trois balles de second set dans sa raquette, le no 2 suisse est resté loin du compte. Face à un Alsacien qui fut loin de jouer le match de sa vie, Wawrinka a connu bien trop de passages à vide. Il fut incapable d'emballer vraiment la rencontre. Ses accélérations furent trop imprécises. A la relance, son choix de jouer le plus souvent en slice n'a pas payé. Il ne s'est jamais relâché. «A chaque fois c'est la même chose !», a-t-il hurlé à un moment donné vers son clan pour traduire toute sa frustration.

Y croit-il encore ?

«Je ne me suis pas libéré. J'ai été trop passif, reconnaissait le Vaudois. Je ne sais pas pourquoi je n'arrive pas à bien jouer ici. Il y a plusieurs facteurs qui peuvent l'expliquer: l'envie de trop bien faire, l'altitude. Quand vous êtes nerveux, il devient très ardu de contrôler la balle. Contre un adversaire de la trempe de Mathieu, cela ne pardonne pas !»

Au bénéfice d'un contrat de cinq ans qui court encore jusqu'en 2016, Stanislas Wawrinka aura encore l'occasion de se racheter dans l'Oberland où il fut, faut-il le rappeler, finaliste en 2005 devant Gaston Gaudio. Mais désormais la question est de savoir s'il y croit encore

Une seule consolation

Si Stanislas Wawrinka peut retirer une seule consolation de cette défaite, elle vient d'un rappel historique. Il y a vingt ans, un joueur romand - Marc Rosset - avait également perdu d'entrée à Gstaad contre un Français - Fabrice Santoro - avant d'aller se parer d'or aux Jeux olympiques. On veut croire que ce scénario alors bien improbable puisse se répéter à Londres. «Après une telle défaite, les Jeux sont encore loin, lâche Wawrinka. Tout ce que je retiens désormais, c'est que je peux bénéficier d'une bonne semaine de préparation sur gazon».

En s'imposant devant Wawrinka qui avait été battu lors de ses trois dernières apparitions à Gstaad par le futur vainqueur du tournoi, Paul-Henri Mathieu peut croire que son heure a à nouveau sonné dans un tournoi qu'il a remporté en 2007. L'Alsacien devra toutefois se méfier vendredi avec un quart de finale qui l'opposera à l'imprévisible Letton Ernests Gulbis (ATP 72).

Laaksonen trop «léger»

Ce n'est malheureusement pas Henri Laaksonen (ATP 462) qui a pu sauver l'honneur perdu du tennis suisse en ce funeste mercredi. Bien trop tendre encore, ce Biennois d'origine finnoise, qui est le fils de l'ancien joueur Sandro Della Piana, s'est incliné 6-2 6-2 devant le Colombien Santiago Giraldo (ATP 39).

Finaliste lundi du Challenger de Bogota, Giraldo a connu une mise en train laborieuse. Mené 1-0 0-40 sur son service, il devait toutefois gagner onze points de suite pour prendre les commandes de la partie. Et ne plus la lâcher.

Agé de 20 ans, Henri Laaksonen s'est fixé un objectif d'ici la fin de l'année: figurer parmi les 300 meilleurs mondiaux.

Résultats des matchs simples messieurs disputés mercredi (3e journée)

Feliciano Lopez (ESP/N.5) bat Jan Hajek (CZE) 6-7 (3/7), 6-1, 6-4

Ernests Gulbis (LAT) bat Benoît Paire (FRA) 5-7, 7-6 (7/3), 6-4

Thomaz Bellucci (BRA) bat Mikhail Youzhny (RUS/N.4) 4-6, 6-2, 6-4 (si/afp)

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