Actualisé 30.09.2011 à 13:21

FootballWenger fête ses 15 ans sans tambour ni trompette

Arsène Wenger fête samedi ses quinze ans à la tête d'Arsenal.

Arsène Wenger n'est pas friand des anniversaires.

Arsène Wenger n'est pas friand des anniversaires.

Alors que les «Gunners» ont à peine entamé un timide rétablissement après un début de saison calamiteux, l'humeur n'est pas aux célébrations en l'honneur des quinze ans d'Arsène Wenger à la tête d'Arsenal.

«Beaucoup de choses laissent à désirer. Je ne regarde jamais en arrière et je ne suis pas un amateur d'anniversaire», a déclaré le Français avant le match de Ligue des champions gagné 2-1 contre Olympiakos, mercredi. Avec seulement deux victoires en six matches de Premier League, Arsenal, 13e du classement à déjà neuf points des deux clubs de Manchester, n'a pas de quoi pavoiser à la veille d'un derby d'une importance cruciale face à Tottenham dimanche.

Un 8-2 présent dans toutes les mémoires

La désastreuse défaite d'Old Trafford (8-2 contre Manchester United), la pire subie par le club depuis 115 ans, est encore toute fraîche dans les mémoires. Les dernières recrues, Mikel Arteta en tête, n'ont encore convaincu personne de leur capacité à faire oublier Cesc Fabregas et Samir Nasri, les deux créateurs partis cet été à Barcelone et à Manchester City.

S'ils restent sur trois succès d'affilée - Shrewsbury en Coupe de la Ligue, Bolton en Championnat et Olympiakos - les «Gunners» ont absolument besoin d'un bon résultat, dimanche à White Hart Lane, contre leur voisin et rival de toujours, pour montrer qu'ils n'ont encore renoncé à rien. «Dans le sport de haut niveau, l'important est ce qui vient et il faut se concentrer sur cela», a dit Wenger.

Bien loin de l'âge d'or

Le problème est que de nombreux supporters d'Arsenal ont la désagréable impression que, pour leur club, l'important se situe au contraire dans le passé. Alors que les Londoniens n'ont soulevé aucun trophée depuis 2005 et leur victoire en Coupe d'Angleterre, il semble bien loin le temps où leur football ambitieux et spectaculaire faisait l'admiration de tous.

Toute cérémonie n'aurait fait que souligner l'écart entre le présent et l'âge d'or, celui des trois championnats (1998, 2002, 2004) et des quatre Cups (1998, 2002, 2003, 2005) gagnés par Henry, Pires, Bergkamp, Vieira et les autres, surnommés «Les Invincibles» lors de leur exceptionnelle série de 49 matches de Premier League sans défaite en 2003/2004. A bientôt 62 ans, Wenger, de plus en plus critiqué pour sa trop grande prudence sur le marché des transferts, son obstination à parier uniquement sur de jeunes joueurs, son manque de perspicacité dans le choix de certaines recrues et son incapacité à conserver ses stars, doit reconstruire une réputation écornée.

Le soutien du propriétaire

De «In Arsène we trust» (en Arsène nous croyons), on est passé à «In Arsène we rust» (avec Arsène nous rouillons). Mais le Français, qui n'a certainement pas oublié le «Arsène who?» (Arsène qui?) avec lequel on l'avait accueilli en octobre 1996, a probablement le cuir assez dur pour supporter ces sarcasmes.

D'autant que l'actionnaire majoritaire du club, Stan Kroenke, vient de lui apporter un soutien appuyé. «Arsène est notre homme. En tant que propriétaire, c'est en lui que nous plaçons notre confiance», a déclaré l'homme d'affaires américain vendredi dans un entretien avec The Daily Telegraph, assurant que la décision de partir ou de rester «n'appartenait qu'à l'entraîneur». (ats)

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