Widmer-Schlumpf ce soir à l'uni: les étudiants s'en f.....

Actualisé

Widmer-Schlumpf ce soir à l'uni: les étudiants s'en f.....

Au lendemain de la diffusion sur la TSR du documentaire sur l'éviction de Christoph Blocher du Conseil fédéral, Eveline Widmer-Schlumpf est attendue ce soir à l'Université de Lausanne. Attendue, vraiment?

Répondant à l'invitation du conseiller d'Etat vaudois Philippe Leuba, Eveline Widmer-Schlumpf dialoguera avec les Vaudois ce soir à l'Université de Lausanne. A quelques heures de la venue de la conseillère fédérale, les étudiants en sciences politiques de Lausanne montrent un intérêt poli à la présence d'Eveline Widmer-Schlumpf sur le site universitaire. Quant ils sont au courant de sa présence sur le campus.

Avant d'entrer en cours, une étudiante de première année en sciences politiques avoue ne pas être au courant, davantage préoccupée par les examens à venir. «C'est possible que j'irai», estime pour sa part Valentino. «Mais j'ai des cours jusqu'à 19h», s'empresse-t-il de poursuivre comme pour justifier sa future absence à la rencontre avec la conseillère fédérale UDC. «Si j'y allais, ce serait déjà pour la voir en personne et voir comment elle se débrouille dans une prestation en public».

Comme Valentino, les étudiants avouent ne pas mettre la conseillère fédérale au centre de leurs préoccupations. Pour Mike, «il serait intéressant de voir comment elle se positionne par rapport aux UDC qui l'ont traitée de traîtresse.» L'étudiant n'a pas été convaincu par sa ligne de défense dans le documentaire de la télévision alémanique. «J'ai trouvé ces explications un peu confuses», souligne le jeune homme.

Intérêt poli

Entre cours tardifs, travaux à rendre et retour à la maison, les étudiants trouvent tous de bonne raison de bouder Eveline Widmer-Schlumpf. Ainsi, Léa n'accompagnera pas ses copines à l'aula Amphimax du site de Dorigny. «J'ai plus suivi l'affaire Widmer-Schlumpf au moment de son élection au Conseil fédéral», glisse l'étudiante avant d'aller assister à un cours d'économie politique. Pour Selver, une étudiante qui réalise une enquête sur les électeurs UDC dans le cadre d'un travail universitaire, les thèmes propres à l'UDC ne sont pas sa tasse de thé.

Entre les «Ah bon, c'est aujourd'hui qu'elle vient» et les «De quoi va-t-elle parler?», la venue de la conseillère fédérale ne suscite pas l'enthousiasme dans les milieux estudiantins. Les organisateurs de la rencontre miseront donc davantage sur les 3000 invitations personnelles envoyées par courrier pour remplir l'auditoire lausannois.

Didier Bender

Ton opinion