Actualisé 15.08.2009 à 20:34

Droit pénal des mineursWidmer-Schlumpf ouverte à l'internement

L'internement de mineurs n'est pas un tabou pour la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf.

«S'il existe un danger que des jeunes commettent des délits graves - portant atteinte à la vie - il faut envisager de les interner», a-t-elle déclaré samedi.

La ministre de la justice a tenu ces propos sur la télévision régionale alémanique M1. Selon le droit en vigueur, un mineur ne peut être condamné à un internement. Le droit pénal des mineurs prévoit une peine maximale de privation de liberté d'un an, voire de quatre ans à titre exceptionnel.

La conseillère fédérale PBD pourrait aussi envisager de soumettre les jeunes criminels à une mesure éducative jusqu'à l'âge de 25 ans: «il faut examiner cette possibilité». Actuellement, un jeune ne peut être placé dans une institution que jusqu'à ses 22 ans.

La ministre de la justice s'exprimait au lendemain de la condamnation à neuf mois de détention avec sursis d'un adolescent ayant tué en 2008 son demi-frère et sa belle-mère à Ried-Muotathal (SZ). Le garçon, âgé de 15 ans au moment des faits, a été placé dans un établissement non fermé pour mineurs et bénéficiera de mesures de rééducation ambulatoires.

(ats)

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