Actualisé 12.10.2014 à 09:27

InfrastructuresWidmer-Schlumpf plaide pour investir

Eveline Widmer-Schlumpf a appelé samedi à Washington à rendre les projets d'infrastructure attrayants pour les investisseurs du secteur privé.

La conseillère fédérale participait à la réunion d'automne du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. «L'investissement dans les infrastructures peut être un outil important pour la croissance économique», a déclaré la ministre suisse des finances devant le comité du FMI.

La Suisse, a poursuivi Mme Widmer-Schlumpf, estime que les dépenses publiques dans les infrastructures sont non seulement importantes, mais qu'il faut aussi impliquer l'économie privée. «Le secteur privé joue un rôle important dans leur financement à long terme», a-t-elle ajouté.

Il est par conséquent nécessaire de supprimer les faiblesses structurelles, qui découragent les investisseurs privés. La Grisonne pointe notamment le manque de transparence et l'absence de normes pour les instruments d'investissement à long terme.

Alors que la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, avait appelé les Etats à investir davantage dans les infrastructures pour relancer la croissance, Mme Widmer-Schlumpf recommande toutefois la prudence aux pays déjà fortement endettés.

Pour elle, l'efficacité de l'investissement est la clé pour s'assurer que les nouvelles infrastructures contribuent à une plus grande croissance économique. (ats)

Bientôt les premiers accords pour les banques de catégorie 2

La conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf s'attend à ce qu'une partie des banques classées en catégorie 2 dans le cadre du programme américain de régularisation fiscale trouve une solution avec les Etats-Unis d'ici à la fin de l'année.

Les propos de la cheffe du Département fédéral des finances (DFF) ont été tenus samedi devant la presse à Washington au terme des réunions d'automne du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. La catégorie 2 concerne des banques ayant de «bonnes raisons» de penser avoir enfreint le droit américain en contribuant à l'évasion fiscale.

Jacques de Watteville, secrétaire d'Etat aux questions financières internationales, présent au côté de la conseillère fédérale, a pour sa part rappelé que les négociations étaient menées entre les établissements bancaires et le département américain de la justice (DoJ). Ce qui signifie que la Suisse en tant que telle n'est pas partie aux discussions.

La Confédération s'efforce toutefois de faire en sorte que les banques helvétiques négocient de façon «juste» et qu'elles ne soient pas désavantagées vis-à-vis des autorités américaines ou par rapport à autres établissements du secteur.

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