Actualisé 10.04.2019 à 15:43

PolémiqueWikiLeaks accuse l'Equateur d'épier Assange

Le site spécialisé dans les révélations reproche à l'ambassade équatorienne à Londres de vouloir monnayer des photos de son fondateur.

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La justice britannique examine à partir de lundi la possibilité d'extrader le fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis. (23 février 2020)

La justice britannique examine à partir de lundi la possibilité d'extrader le fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis. (23 février 2020)

AFP
Julian Assange présente «tous les symptômes (de) torture psychologique», a affirmé vendredi le Rapporteur de l'ONU sur la torture, qui a pu le rencontrer en prison avec des médecins.(vendredi 31 mai 2019)

Julian Assange présente «tous les symptômes (de) torture psychologique», a affirmé vendredi le Rapporteur de l'ONU sur la torture, qui a pu le rencontrer en prison avec des médecins.(vendredi 31 mai 2019)

Keystone
Julian Assange devait comparaître ce jeudi au tribunal de Westminster pour une demande d'extradition réclamée par les Etats-Unis. L'audience a été reportée car le fondateur de de WikiLeaks est souffrant. (30 mai 2019)

Julian Assange devait comparaître ce jeudi au tribunal de Westminster pour une demande d'extradition réclamée par les Etats-Unis. L'audience a été reportée car le fondateur de de WikiLeaks est souffrant. (30 mai 2019)

Keystone

WikiLeaks a accusé mercredi les autorités équatoriennes d'avoir rassemblé des milliers de photographies et de vidéos de son fondateur Julian Assange prises dans l'ambassade d'Équateur à Londres où il vit depuis 2012.

Kristinn Hrafnsson, rédacteur en chef du site spécialisé dans la révélation de documents secrets, a affirmé que ces images étaient parvenues à un groupe en Espagne qui a demandé 3 millions de dollars (2,7 millions d'euros) pour ne pas les diffuser.

«Nous avons appris que des personnes en Espagne prétendaient posséder une quantité énorme de documents venant de l'intérieur de l'ambassade», a déclaré M. Hrafnsson à des journalistes à Londres. «Je leur ai demandé quels documents ils avaient et j'ai reçu un e-mail en retour», a-t-il ajouté, précisant qu'il s'était vu répondre: «ce matériel a un prix».

L'ambassade d'Equateur interrogée par l'AFP n'a pas réagi. Ces documents comprendraient des milliers de photographies et des séquences vidéo montrant Julian Assange en train de rencontrer des avocats et des visiteurs et de passer un examen médical, selon Wikileaks.

«Chantage»

Dénonçant un «chantage», M. Hrafnsson a déclaré que la police espagnole avait ouvert une enquête. «Ce qui est beaucoup plus préoccupant c'est cette collecte de matériel et cet espionnage par le gouvernement équatorien», a-t-il déclaré, qualifiant cela d '«illégal et contraire à l'éthique».

«Depuis que (le président Lenin) Moreno a pris le pouvoir en Équateur, Julian Assange vit dans une situation semblable à celle du Truman Show», film dans lequel tous les faits et gestes d'un homme sont filmés à son insu, a-t-il affirmé.

Depuis octobre, Quito a limité les visites et communications d'Assange, estimant qu'il s'ingère dans les affaires intérieures de l'Equateur et d'autres pays. WikiLeaks pense que les États-Unis travaillent avec l'Équateur pour extrader Assange, et que les documents de l'ambassade ont été «probablement partagés avec l'administration Trump».

Assange s'est réfugié dans l'ambassade pour éviter d'être extradé vers la Suède, où il était accusé de viol, un dossier depuis classé. L'Australien de 47 ans reste sous le coup d'un mandat d'arrêt britannique pour violation de ses conditions de liberté surveillée. Il craint, en cas d'arrestation, d'être extradé vers les Etats-Unis pour la publication en 2010 sur son site de milliers de documents confidentiels du département d'Etat et du Pentagone. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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