Paradise Papers: Wilbur Ross dit n'avoir rien fait de répréhensible
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Paradise PapersWilbur Ross dit n'avoir rien fait de répréhensible

Le secrétaire américain au Commerce est mis en cause pour sa participation dans une entreprise, dont l'un des principaux clients est un groupe russe lié au Kremlin.

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Lewis Hamilton
Lewis Hamilton

Le quadruple champion du monde britannique de la F1 a utilisé une société-écran sur l'île de Man pour économiser la TVA lors de l'achat d'un nouveau jet privé de plus de 4 millions d'euros. (Mercredi 8 novembre 2017)

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Bernard Arnault
Bernard Arnault

L'homme le plus riche de France Bernard Arnault et son groupe LVMH, le géant mondial du luxe, sont cités à leur tour dans les révélations des Paradise Papers. Le Monde affirme qu'il aurait placé «des actifs dans six paradis fiscaux différents». (8 novembre 2017)

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Dassault Aviation
Dassault Aviation

Le groupe Dassault Aviation aurait joué un «rôle actif» dans des montages destinés à éviter à ses clients d'acquitter la TVA sur les jets privés, via l'île de Man (8 novembre 2017).

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Le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, actionnaire de Navigator Holdings, a nié lundi tout lien «répréhensible» entre cette entreprise et la société russe Sibur, dont les relations ont été révélées par les «Paradise Papers».

«Il n'y a absolument rien de répréhensible» là-dedans, a expliqué M. Ross à la BBC, estimant que les médias «en rajoutent beaucoup» dans cette affaire.

D'après les informations diffusées par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), regroupant 96 médias de 67 pays, M. Ross est actionnaire de Navigator Holdings à hauteur de 31% via des entités offshore.

Or l'un des principaux clients de Navigator Holdings est la société russe de gaz et produits pétrochimiques Sibur, dont l'un des propriétaires est Guennadi Timtchenko, un oligarque proche du président russe et sanctionné par le Trésor américain.

Sanctionné par le Trésor américain

«Navigator affrète juste des bateaux» pour Sibur, a toutefois expliqué M. Ross. «Il n'y a pas de liens au niveau des conseils d'administration, pas au niveau des actionnaires, je n'ai rien eu à voir avec la négociation de cet accord», a-t-il martelé, ajoutant que ce contrat avait même été négocié avant qu'il n'intègre le conseil d'administration de Navigator.

M. Timtchenko a été sanctionné par le Trésor américain après l'invasion de la Crimée par Moscou et un autre proche du Kremlin, Kirill Chamalov, le mari de la plus jeune fille de Vladimir Poutine, figure aussi parmi les propriétaires de Sibur. Mais M. Ross a mis en exergue le fait que l'entreprise russe elle-même, Sibur, n'avait «pas été sanctionnée».

«Il n'y a pas d'irrégularités, et si les gens en tirent une conclusion contraire c'est parce que les journaux ont déformé cette histoire pour en faire quelque chose de différent de la réalité», a-t-il conclu.

Dans un communiqué transmis à l'AFP, le département américain du Commerce a souligné que M. Ross «n'avait pas participé à la décision de Navigator de faire affaire avec Sibur», qui «n'était pas sous sanctions à cette époque pas plus que maintenant». Il n'a en outre «jamais rencontré les actionnaires de Sibur mentionnés», a-t-il ajouté, assurant que le secrétaire respectait les normes éthiques du gouvernement. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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