Wimbledon: A Venus la finale des Williams
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Wimbledon: A Venus la finale des Williams

Après des défaites en finale en 2002 et 2003 face à Serena (no 6), elle a enlevé son cinquième trophée sur le gazon londonien en s'imposant contre sa cadette 7-5 6-4.

Venus a aussi fait taire les insinuations d'un complexe vis-à- vis de Serena lors des grands matches, elle qui avait perdu jusqu'ici cinq finales 100% Williams en Grand Chelem en six rencontres. «Je suis ravie d'y être cette fois-ci parvenue», a commenté Venus. «Mais je ne voulais pas trop extérioriser ma joie, car j'ai aussi de la peine pour elle. Je n'oublie pas que mon premier boulot, c'est d'être grande soeur.»

Pas de cadeaux

Pendant la finale toutefois, pas question de se faire des cadeaux, ni de laisser gagner l'une ou l'autre comme certains tabloïds britanniques ne s'étaient pas gênés de le sous-entendre en interprétant une phrase maladroite d'Elena Dementieva (»Cela va se décider en famille»). Les deux soeurs n'ont pas hésité à «s'allumer» au filet, à serrer le point avec hargne sur des fautes adverses ou à s'envoyer des missiles au service (dont un à 208 km/h pour Venus, record de Wimbledon).

Contrairement à d'autres rencontres entre les deux soeurs, le spectacle a été au rendez-vous sur le Centre Court. Les points gagnants (59 en tout) ont largement compensé les fautes directes (24), et le suspense a duré jusqu'au dernier point. Serena a réussi le meilleur départ (balle de 4-1), avant que Venus ne recolle et passe l'épaule en breakant à 6-5. Scénario semblable dans la deuxième manche, où Venus est allée chercher la victoire à 5-4 sur le service adverse.

Avec les plus grandes

Outre la suprématie familiale, Venus a assis son statut de reine de Wimbledon des années 2000. La voilà dorénavant à la tête de cinq titres dans la capitale anglaise, après ceux enlevés en 2000, 2001, 2005 et 2007. Dans l'histoire de l'ère Open, seules Martina Navratilova (9 victoires), Steffi Graf (7) et Billie Jean King (6) ont fait mieux.

«Je ne peux pas croire que ça fait cinq...», a reconnu Venus. Le record de Navratilova ? «Bien sûr que cela serait le rêve ultime», a-t-elle confié. «Mais je ne me fais pas d'illusion. Sa carrière a duré sur trois décennies et je ne suis pas sûr qu'il me reste encore beaucoup de temps», a reconnu la joueuse de 28 ans.

Premier titre 2008

Débarquée à Londres avec un palmarès 2008 anémique (une demi- finale perdue à Bangalore contre...Serena), Venus a par contre égalé Navratilova en remportant son premier tournoi de l'année à Wimbledon. L'Américaine, d'ailleurs présente dans les tribunes, avait réussi cette performance en 1987. «En arrivant ici, je savais que j'avais une chance», a noté Venus. «Le fait de n'avoir encore rien gagné cette année n'a joué aucun rôle.»

Quant à Richard Williams, le père qui les a formatées, il n'a pas voulu s'infliger cette lutte fratricide en rentrant aux Etats- Unis. «Il nous a dit qu'il avait fait son boulot et qu'il préférait maintenant retourner à la maison», a expliqué Serena.

Onzième trophée

Moins de quatre heures après leur finale en simple, les Williams ont parachevé leur domination en remportant le tournoi de double face à la paire Samantha Stosur/Lisa Raymond (6-2 6-2). C'est la troisième fois qu'elles s'imposent dans cette compétition (après 2000 et 2002).

Avec les cinq titres de Venus, les deux de Serena, les trois en double et encore un autre en mixte pour Serena (avec Max Mirnyi en 1998), le palmarès des Américaines à Wimbledon compte dorénavant onze trophées. (si)

Wimbledon. Finale du simple dames:

Venus Williams (EU/7) bat Serena Williams (EU/6) 7-5 6-4.

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