Actualisé 10.04.2020 à 08:01

Tennis

Wimbledon avait investi contre une pandémie

Le tournoi londonien est un des rares acteurs du monde du sport à avoir contracté une assurance contre les pandémies. Bien vu.

de
Sport-Center
Keystone

Depuis le début de l'épidémie globale du nouveau coronavirus, de nombreuses équipes, ligues et organisateurs en sont pour leurs frais. Tous avaient des assurances, forcément, mais quasiment aucun n'avait signé de contrat contre une pandémie. Pour une raison aussi simple que bonne: cela aurait coûté beaucoup trop cher pour un risque jusqu'alors ultra-marginal.

Mais voilà, certains organisateurs sont plus riches que d'autres et ont sans doute, également, un peu mieux mesuré les risques. C'est le cas, notamment, du tournoi de Wimbledon. Le tournoi londonien du Grand Chelem, prévu cette année du 29 juin au 12 juillet, est en effet assuré contre ce genre de risques depuis 17 ans.

La mythique étape anglaise des circuits WTA et ATP a versé chaque année depuis 2003 la bagatelle de deux millions de francs suisses par an à son assureur. Ce qui lui permettra de largement amortir ses pertes de l'annulation de l'exercice 2020, officialisée le 1er avril. Car Wimbledon va percevoir près de 130 millions d'euros!

Cela ne couvrira bien entendu pas toute la perte due au Covid-19, car le chiffre d'affaires provisionnelle était de quelque 320 millions. Mais il y a là largement de quoi éviter la catastrophe industrielle que redoutent bien d'autres acteurs du sport mondial.

Une annulation pure et simple de Roland-Garros, qui n'est pour sa part pas assuré, engendrerait des pertes de près de 300 millions. On comprend mieux l'empressement du tournoi parisien à n'avoir que repoussé sa compétition à l'automne sans en faire part aux différentes instances...

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!