«WHATEVER WORKS»: Woody Allen fait son retour dans la Grosse Pomme
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«WHATEVER WORKS»Woody Allen fait son retour dans la Grosse Pomme

Après s'être laissé aller à apprécier les charmes de l'Europe, Woody Allen retourne enfin dans son fief new-yorkais.

par
Winnie Covo

Woody Allen aurait pu être la vedette de ce film, mais il a choisi de passer la barre à Larry David, l'un des pères de la série «Seinfeld». Bougon, hypocondriaque, aigri, brillant, cynique et New-Yorkais, Boris Yellnikoff (son personnage) a failli avoir le Prix Nobel de physique, a raté son suicide et a tout plaqué pour s'installer dans un taudis qu'il partagera assez rapidement avec Melody (Evan Rachel Wood), jeune fugueuse du Sud qui cherche asile dans la Grosse Pomme. Elle est naïve, légèrement bête, candide et en admiration devant le vieux Boris. Ils se marient et c'est toute la famille de Melody qui va venir envahir le quotidien réglé comme une horloge de son nouvel époux.

Le scénario de «Whatever Works» était rangé dans le bureau de Woody Allen depuis 1977. A cette époque il sort «Annie Hall» et se prépare pour «Manhattan». Il est alors au pic de sa carrière en servant le meilleur de son art.

Plus de vingt ans après, reprendre ce projet offre au public jeune de découvrir un Allen dans toute sa splendeur et aux fidèles disciples de jubiler devant le génie du réalisateur new-yorkais. Le scénario, les dialogues, les manies qu'il a choisi de faire adopter à chacun des personnages, la crédulité de Melody et la méchanceté de Boris, tout en ce film est drôle et plus encore.

Quant à la mise en scène, Allen impose un rythme soutenu qui finit par nous faire embarquer dans un tourbillon de saynètes plus cocasses les unes que les autres. Fort heureusement, le cinéaste se reprend et abandonne ses ardeurs espagnoles, Vicky, Cristina et consœurs pour revenir à ce qu'il fait comme personne: du «Woody Allen».

«Whatever Works»

De Woody Allen, avec Larry David, Evan Rachel Wood et Ed Begley Jr.

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